D’après les données de mi-saison compilées par les chercheurs, le taux d’efficacité du vaccin au Canada serait de 10 à 20 % contre le virus de l’influenza de type A (H3N2) et de près de 55 % contre le virus de type B (Yamagata).

Même inefficace, le vaccin contre la grippe est la meilleure protection

Alors que le vaccin contre la grippe saisonnière affiche des taux d’efficacité de plus en plus faibles, les autorités de santé publique s’interrogent sur les moyens d’améliorer la protection des personnes à risque.

D’après les données de mi-saison compilées par les chercheurs, le taux d’efficacité du vaccin au Canada serait de 10 à 20 % contre le virus de l’influenza de type A (H3N2) et de près de 55 % contre le virus de type B (Yamagata).

Le Dr Alex Carignan, microbiologiste infectiologue au CIUSSS de l’Estrie au CHUS, maintient toutefois que la vaccination demeure la meilleure façon de les protéger contre la maladie et les complications comme la pneumonie.

«Auparavant, on voyait souvent des taux d’efficacité de 60-70 %, aujourd’hui on est autour de 30-40-50 %. C’est un score décevant quand on compare à d’autres vaccins comme la rougeole ou l’hépatite», croit le médecin.

Pour le Dr Carignan, la décision de recevoir ou non le vaccin contre la grippe saisonnière demeure un choix personnel pour les adultes en bonne santé.

Cependant, il insiste sur le fait que le bénéfice du vaccin reste très important chez les personnes âgées. 

Du même souffle, il reconnaît que la vaccination est «difficile à vendre» en raison des résultats en dessous des attentes.

L’inefficacité du vaccin à prémunir contre l’influenza cette année serait due à de mutations du virus, d’après le Dr Carignan.

Il est alors impossible pour les autorités de santé publique de réagir. C’est exactement ce qui s’est produit cette année.