L’est de l’Ontario est le troisième secteur le plus touché par la maladie de Lyme en 2018, en Ontario.

Maladie de Lyme: l’Est ontarien à risque

L’Est ontarien est la troisième région en Ontario où la maladie de Lyme a touché le plus de gens en 2018, selon des données dévoilées par le Conseil de santé des comtés de Hastings et Prince Edward, la semaine dernière.

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) a rapporté plus de 20 infections par tranche de 100 000 personnes, et 43 nouvelles infections dans les comtés de Stormont-Dundas-Glengarry et de Prescott-Russell.

C’est dans l’Ouest ontarien, dans les comtés de Leeds, Grenville et Lanark que le plus de cas en province ont été recensés, avec 58 infections par tranche de 100 000 personnes.

La région de Kingston est deuxième sur la liste des régions les plus affectées.

Selon le médecin hygiéniste du BSEO Paul Roumeliotis, la montée des tiques à pattes noires, dont 20% sont porteuses de la maladie de Lyme, pourrait être expliquée par les changements climatiques. «Nous pensons que ces changements commencent à favoriser la migration plus au nord des tiques. Initialement, on les trouvait au nord de New York, aux Adirondacks, et ça fait à peine cinq à huit ans qu’on se rend compte qu’on voit des tiques porteuses de la bactérie chez nous. On pense que les tiques aiment certains climats plus chauds et humides.»

Celui-ci souligne également que dans la région, ces insectes se tiennent surtout au bord de l’autoroute 401, près de la frontière Canada-États-Unis, et du fleuve Saint-Laurent.

Les tiques à pattes noires préfèrent les endroits plus humides et n’aiment pas être au soleil. Le Dr Roumeliotis rappelle qu’elles ne volent pas. «Mon conseil est de maintenir le gazon court. Si vous demeurez près d’un champ ou d’une forêt, vous pouvez mettre des pierres ou du caoutchouc autour, ça crée une barrière et les tiques ne peuvent pas traverser.»

La bactérie de la maladie de Lyme a besoin de 24 heures avant d’être transmise dans le sang. «Si vous êtes allé dans une région où on trouve des tiques et vous pensez que vous avez été piqué il y a plus de 24 heures, allez voir le médecin et il vous donnera une dose d’antibiotiques pour la prévention.»

Le BSEO n’a encore rapporté aucun cas de la maladie de Lyme cette année dans l’Est ontarien. Une campagne de prévention a été menée le mois dernier afin de distribuer gratuitement des cartes qui permettent de retirer les tiques.

Le Dr Roumeliotis espère que la sensibilisation qu’effectuent les différentes instances de santé depuis quelques années permettra éventuellement de diminuer le taux de maladie de Lyme.