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Le réseau de la santé de l’Outaouais s’apprête à signer un contrat de près de 1,4 million$ avec le secteur privé pour réaliser 2500 examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM), alors que plus de 1200 requêtes en attente dépassent présentement les cibles ministérielles.
Le réseau de la santé de l’Outaouais s’apprête à signer un contrat de près de 1,4 million$ avec le secteur privé pour réaliser 2500 examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM), alors que plus de 1200 requêtes en attente dépassent présentement les cibles ministérielles.

Longue attente en IRM: le CISSSO se tourne vers le privé

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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Le réseau de la santé de l’Outaouais s’apprête à signer un contrat de près de 1,4 million$ avec le secteur privé pour réaliser 2500 examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM), alors que plus de 1200 requêtes en attente dépassent présentement les cibles ministérielles.

Le contrat qui s’apprête à être conclu de gré à gré avec la clinique IRM St-Joseph, située dans le secteur Gatineau, vise à ce que 2500 examens puissent y être réalisés sur une période d’un an, a indiqué le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) au Droit. Chaque examen ainsi passé au privé coûtera 543,60$, pour un total de 1,359 million$.

Le nombre de patients en attente d’un examen d’IRM en Outaouais est présentement inférieur à ce qui était observé avant la pandémie. À l’heure actuelle, quelque 2300 personnes sont en attente pour un tel examen dans la région, tandis qu’il y en avait un peu plus de 5500 en février 2020.

Selon le CISSSO, cette diminution dans la liste d’attente s’explique par l’arrivée d’un deuxième appareil d’IRM à l’Hôpital de Hull, en juillet dernier, de même que par l’utilisation d’un appareil mobile à l’Hôpital de Gatineau depuis juin dernier.

La moitié des requêtes hors délais

Les données fournies au Droit montrent que les patients pour qui un examen par IRM doit être passé rapidement – les cotes de priorité P1 et P2 – n’attendent pas plus longtemps que les cibles prévues, c’est-à-dire un maximum de trois jours pour les cas les plus urgents et un maximum de dix jours pour les requêtes classées P2. En date de la semaine dernière, trois cas urgents étaient hors délais, mais le CISSSO précise que cette situation est causée «par la condition même» des patients concernés.

Le portrait est cependant moins reluisant pour les cas les moins urgents – les P3 et les P4. Pour les requêtes classées P3, la cible est que l’examen d’IRM puisse se faire en moins d’un mois. Or, le délai moyen est actuellement de 15 mois en Outaouais. Sur les quelque 1100 patients en attente d’un tel examen avec une cote de priorité P3, ils sont près de 700 (63%) à avoir déjà dépassé la cible.

Le portrait est similaire pour les P4. Dans cette catégorie, les patients en attente d’un examen d’IRM devraient attendre un maximum de trois mois, mais le délai moyen se situe actuellement à 20 mois en Outaouais. Près de 950 requêtes d’IRM classées P4 sont actuellement en attente en Outaouais; du lot, 403 sont sur la liste depuis plus longtemps que la cible maximale de trois mois.

Les données fournies la semaine dernière montrent ainsi que sur les 2274 dossiers en attente pour l’IRM, il y en a 1223 pour lesquels les cibles sont dépassées, ce qui représente 54% du total.

Échéancier inconnu pour l’Hôpital de Gatineau

Alors que l’Hôpital de Hull a déjà son deuxième appareil d’IRM, l’Hôpital de Gatineau doit lui aussi en obtenir un. Une annonce en ce sens a été faite en janvier 2019, mais l’appareil n’est toujours pas installé. Son installation est «reliée étroitement avec un autre projet de déménagement des cliniques externes», a indiqué le CISSSO, tandis que le secteur de l’imagerie médicale doit être agrandi pour accueillir le nouvel appareil.

«Le délai de réalisation pour l’installation de l’IRM de Gatineau dépend aussi de l’évolution de la gestion de la pandémie et de la possibilité de réhabiliter l’aire adaptée en santé mentale à l’urgence, a expliqué le CISSSO. L’aire adaptée a été déménagée à l’endroit où l’on doit installer les cliniques externes, afin de créer le zonage requis à l’urgence pour la gestion de la COVID-19.»

L’IRM mobile dont se sert le CISSSO depuis le mois de juin est donc une «solution temporaire jusqu’à la mise en place de l’IRM fixe à [l’Hôpital de] Gatineau», a fait savoir l’organisation.

En 2017, l’accès à l’IRM en Outaouais était tellement difficile que la moitié des examens des patients de la région étaient faits soit en Ontario, soit dans le secteur privé.