L'Hôpital de Hull au «summum» de la technologie

L'Hôpital de Hull a atteint le «summum» de la fine pointe de la technologie en devenant le premier établissement au Canada à se doter d'une caméra gamma sophistiquée qui permettra notamment d'améliorer et d'accélérer le processus de diagnostic pour des cancers, des troubles cardiaques ou des problèmes d'ordre orthopédique.
Le nom de l'appareil en question est loin d'être révélateur pour le commun des mortels: il s'agit de «la caméra gamma SPECT TDM Symbia Intevo avec les options xSPECT OSSEUX, I.Q.SPECT et T16». Pour le Dr François Raymond, chef médical de la médecine nucléaire au Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG), ce nom sonne toutefois comme de la musique à ses oreilles. «C'est vraiment le summum», a-t-il lancé jeudi en conférence de presse.
Les utilisations de cette nouvelle caméra gamma sont multiples. «Détecter les cancers, évaluer la perfusion du coeur, évaluer les facteurs de risques, traiter plus rapidement, arriver à un diagnostic final plus rapidement et faire moins d'examens secondaires», voilà l'aperçu dressé par le Dr Raymond des nouvelles possibilités offertes par l'appareil. Comme l'appareil permet des examens plus rapides, il pourra doubler le nombre de patients vus pour une même période de temps.
Un million de dollars
Une enveloppe tournant autour d'un million de dollars a été dépensée pour l'acquisition de cette caméra gamma munie des options les plus sophistiquées, alors qu'une caméra gamma de base se détaille aux environs de 400 000 $. La Fondation Santé Gatineau a fourni un montant de 150 000 $ pour l'achat de cet appareil dernier cri installé à l'Hôpital de Hull.
Le Dr Raymond affirme qu'en étant le premier centre hospitalier canadien à détenir cet équipement, des patients d'ailleurs pourraient éventuellement se déplacer à Gatineau pour y subir un examen. Cela pourrait également être le cas pour des patients ontariens, a fait savoir le Dr Raymond.
Le directeur général intérimaire du CSSSG, Denis Marleau, a pour sa part souligné le fait que l'arrivée de ce nouvel appareil devrait avoir un impact positif sur la situation budgétaire précaire dans laquelle se trouve l'organisation.
«Tout est une question d'optimiser les services, d'en faire plus et mieux avec les mêmes ressources ou même avec moins, donc c'est un bel exemple de comment la technologie peu nous aider à faire mieux», a mentionné M. Marleau.