Les travailleurs de la santé de l’Outaouais poursuivent leur mouvement de revendications salariales alors qu’ils tentent toujours de s’entendre avec les représentants patronaux sur les termes de leur nouvelle convention collective.
Les travailleurs de la santé de l’Outaouais poursuivent leur mouvement de revendications salariales alors qu’ils tentent toujours de s’entendre avec les représentants patronaux sur les termes de leur nouvelle convention collective.

Les syndiqués du CISSSO continuent de manifester pour de meilleurs salaires

Les travailleurs de la santé de l’Outaouais poursuivent leur mouvement de revendications salariales alors qu’ils tentent toujours de s’entendre avec les représentants patronaux sur les termes de leur nouvelle convention collective.

Des employés du domaine de la santé dans la région se sont donné rendez-vous vendredi au Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Ernest-Brisson, afin de soutenir leur comité de négociation.

« La crise de la COVID-19 a révélé des lacunes dans notre réseau public que nous connaissions déjà, que nous dénoncions même depuis des années », indique le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux Daniel Roy.

« Ça ne devrait pas être une surprise pour personne de constater, par exemple, que le personnel en CHSLD est anormalement surchargé parce que les établissements n’attirent plus la relève ni ne retiennent les plus expérimentés », enchaîne M. Roy.


« Ce qu’ils nous offrent actuellement, 5 % sur trois ans, c’est moins que le coût de la vie. »
Alfonso Ibarra Ramirez

M. Roy rappelle que bien que le premier ministre Legault soit conscient du fait que les préposés aux bénéficiaires ne sont pas payés à leur juste valeur, les syndiqués réclament des correctifs salariaux depuis plusieurs années. 

« Malgré les déclarations du premier ministre, aux tables de discussions, le Conseil du trésor s’entête toujours à ne pas vouloir régler les plaintes de maintien de l’équité salariale. »

« Ce n’est pas avec des primes qu’on va régler ce problème. Il va falloir leur donner le bon taux de salaire en phase avec la valeur de ces emplois. Pour nous, c’est incontournable. Il y a urgence d’agir pour rebâtir nos services publics. »

Alfonso Ibarra Ramirez (gauche) et Daniel Roy (droite)

Les syndiqués déplorent principalement que les offres salariales du gouvernement soient largement insuffisantes.

« Ce qu’ils nous offrent actuellement, 5 % sur trois ans, c’est moins que le coût de la vie. Après des décennies à voir nos salaires réels fondre par rapport à l’inflation, nous sommes déterminés à obtenir un changement de cap », affirme le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais — CSN, Alfonso Ibarra Ramirez.

M. Ibarra Ramirez estime qu’un règlement satisfaisant « devra impérativement porter une attention particulière à la situation des plus

bas salariés. C’est seulement de cette façon que nous pourrons rendre ces emplois plus attrayants pour la relève et retenir l’expertise ».