Pancartes à la main, une vingtaine d'employés du soutien scolaire de la CSPO et de la CSD ont manifesté leur mécontentement mardi matin.

Le Syndicat du soutien scolaire de l'Outaouais réclame de meilleures conditions de travail

Une vingtaine de membres du Syndicat du soutien scolaire de l’Outaouais (SSSO) ont manifesté mardi pour revendiquer de meilleures conditions de travail, dans l’espoir de freiner l’« exode » observé dans les écoles de la région.

Les manifestants étaient réunis devant les bureaux administratifs de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), à qui ils demandent d’« être considérés ».

Le SSSO représente plus de 3200 membres travaillant pour la CSPO et pour la Commission scolaire des Draveurs (CSD), notamment des éducateurs en service de garde, des techniciens en éducation spécialisée, du personnel administratif et des responsables de l’entretien.

« Nous avons une expertise, a fait valoir le président du SSSO, Simon Dostie-Cormier. L’éducation, c’est aussi nous et c’est le message clair qu’on veut envoyer aujourd’hui. On vit une perte d’expertise, on a des problématiques de surcharge de travail qui sont quand même très importantes, on assiste à un exode de plus en plus fort des employés de soutien. »

Selon M. Dostie, le syndicat perd des membres au profit du gouvernement fédéral ou du secteur privé. Chez ceux qui restent en poste, plusieurs vivent de la « précarité », a pour sa part souligné le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire de la Centrale des syndicats du Québec (FPSS-CSQ), Éric Pronovost.

Les deux représentants syndicaux ont indiqué que plusieurs de leurs membres doivent avoir un deuxième emploi pour arriver à boucler leurs fins de mois. .

Vingt-sept membres du SSSO œuvrant dans les bureaux administratifs de la CSPO ont pour leur part écrit à leur président pour l’informer de leur « mécontentement quant à la manifestation ». Ces membres affirment ne pas pouvoir endosser le message syndical réclamant une meilleure communication avec les commissions scolaires, en déplorant que le syndicat lui-même ne communique pas bien avec ses membres.

« Nous n’avons jamais été invités à participer à cette manifestation ni même informés de la tenue de celle-ci d’ailleurs », écrivent-ils dans leur missive.

La convention collective des membres du SSSO vient à échéance au début 2020. 

Sur le plan salarial, la négociation se fera au niveau national. Localement, le SSSO souhaite obtenir une plus grande écoute, tant de la CSPO que de la CSD.

La FPSS-CSQ n’exclut pas une ascension des moyens de pression dans les mois à venir.