Doug ford, premier ministre ontarien

Le RLISS de Champlain bientôt dissolu

Une autre étape a été franchie par le gouvernement Ford dans sa restructuration du système de santé avec le regroupement imminent des 14 réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) de la province, y compris celui de Champlain, en « cinq régions géographiques provisoires et transitoires ».

Cette transition s’amorcera le 2 décembre pour tous les RLISS y compris Champlain, dont le territoire s’étend de l’ouest d’Ottawa jusqu’à l’Est ontarien, a indiqué mercredi le ministère de la Santé et des Soins de longue durée.

Cette restructuration s’accompagnera de neuf coupures de postes de cadres puisque cinq directeurs régionaux transitoires dirigeront ces entités, soit Renato Discenza (Est), Rhonda Crocker Ellacott (Nord), Bruce Lauckner (Ouest), Scott McLeod (Centre) et Tess Romain (Toronto).

L’argent économisé en raison de ce changement sera réorienté vers les soins de première ligne, soutient le gouvernement Ford.

Rappelons qu’en juillet dernier, la cheffe de la direction du RLISS Champlain, Chantale LeClerc, avait été congédiée. Cette dernière était en poste depuis une décennie. Il s’agissait, affirmait-on à l’époque, d’une conséquence directe de la refonte du système de santé souhaitée par le gouvernement. Une nouvelle directrice générale par intérim, Catherine Butler, avait alors été nommée.

De plus, dès le mois prochain, cinq organismes provinciaux commenceront à être transférés au sein d’une méga-agence appelée Santé Ontario. Il s’agit d’Action Cancer Ontario, Qualité des services de santé Ontario, Cybersanté Ontario, Services communs pour la santé Ontario et de l’Agence de promotion et de recrutement de ProfessionsSantéOntario.

« Notre gouvernement a dit depuis le début que nous travaillons à mettre un terme aux soins de santé de couloir. Afin de faire entrer notre système de santé de catégorie mondiale dans le 21e siècle, nous devons nous débarrasser des pratiques non efficientes et du dédoublement des services administratifs », a indiqué le premier ministre Doug Ford par voie de communiqué.

On précise qu’il s’agit « d’une étape administrative » qui n’aura pas d’impacts directs ni sur les patients ni sur les employés du réseau.

L’hiver dernier, lorsque le gouvernement ontarien avait annoncé ses couleurs, plusieurs s’étaient inquiétés des conséquences de cette transformation majeure sur l’accès aux services de santé en français. « Je pense qu’on a déjà vu les dangers d’une telle centralisation en Ontario pour les francophones et la qualité des soins. C’était un peu l’approche de Mike Harris dans les années 90 », avait entre autres lancé l’ex-députée d’Ottawa-Vanier Nathalie Des Rosiers.