«On a une université qui a une programmation inachevée, on a besoin d'aide de la part du gouvernement du Québec. On a besoin d'aide maintenant », affirme le recteur Jean Vaillancourt.

Le recteur de l'UQO veut une formation en français

Le recteur de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), Jean Vaillancourt, juge qu'il « est inacceptable que les futurs étudiants de la faculté satellite de médecine » soient obligés de suivre leur formation fondamentale en anglais.
C'est du moins l'opinion qu'il a exprimée sur Facebook, hier matin, en indiquant qu'il partageait la position du Droit, émise quelques heures plus tôt sous la plume de l'éditorialiste Pierre Bergeron.
« Il existe déjà un programme en français pour les étudiants en médecine de l'Université d'Ottawa. Se pourrait-il qu'en 2016, les étudiants en médecine de l'Outaouais reçoivent leur formation de base en anglais et à distance pendant que leurs collègues d'Ottawa reçoivent la même formation en français et en personne. Cette situation est intolérable. Elle doit être corrigée », a argué M. Bergeron.
« Une position que je partage ! », a commenté le recteur de l'UQO, sur Facebook.
Appelé à développer sa pensée, M. Vaillancourt a refusé toute demande d'entrevue. « M. Vaillancourt a bon espoir que la formation se donnera entièrement en français », a simplement relayé, en son nom, Gilles Mailloux, porte-parole de l'établissement.
Si M. Vaillancourt s'est ingéré par la bande dans la campagne électorale et le débat sur la future faculté satellite de médecine en Outaouais, il semble que le recteur et son université ne soient pas encore prêts à répondre aux questions.
Selon nos informations, M. Vaillancourt sera aux côtés du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, demain après-midi, lorsque celui-ci dévoilera sa liste d'épicerie pour la campagne électorale.
Hier matin, en éditorial, la position du Droit ne laissait aucune place à l'ambiguïté. « Il n'est jamais trop tard pour trouver des solutions permettant à nos futurs étudiants en médecine d'apprendre leurs notions théoriques en français. Pour rectifier le tir, le fardeau de la preuve repose d'abord sur l'Université McGill et sur l'UQO », écrit M. Bergeron.
Lundi, la candidate libérale dans Hull, Maryse Gaudreault, a expliqué que la région devait se satisfaire d'un « ça ou rien », en abordant le plan d'affaires préparé par l'Université McGill. L'ancien ministre libéral de la Santé, Yves Bolduc, a renchéri en disant que l'Outaouais ne devait pas se laisser distraire par ce faux enjeu linguistique. « Les cours en anglais sont loin d'être un inconvénient. Il faut encourager le bilinguisme », a-t-il indiqué.
Tout comme les libéraux avant lui, le candidat péquiste dans Hull, Gilles Aubé, s'est fermement engagé à ce que son parti finance la venue de cette faculté satellite à temps pour 2016, même si l'aspect lié à la langue demeure à l'étude.