Sur la photo on retrouve le candidat du PQ dans Papineau Yves Destroismaisons, la députée de Taillon et porte-parole péquiste en matière de santé Diane Lamarre, et la candidate dans Hull, Marysa Nadeau.

Le PQ mise sur les soins de proximité

L’état du réseau de la santé de l’Outaouais est un exemple parfait, aux yeux du Parti québécois (PQ), que les libéraux tiennent la région pour acquis.

Le candidat du PQ dans Papineau, Yves Destroismaisons, a œuvré dans le réseau de la santé pendant 30 ans. « J’ai connu la belle époque des CLSC », lance-t-il. Les CLSC, c’est justement là-dessus que le PQ souhaite miser pour offrir des soins « de proximité » qui font actuellement défaut, estime la députée de Taillon et porte-parole péquiste en matière de santé, Diane Lamarre, venue tâter le pouls du réseau en Outaouais mercredi en jeudi.

Candidate dans Hull, Marysa Nadeau se voit déjà, sous un gouvernement péquiste, pouvoir se rendre à pied dans un CLSC si l’un de ses enfants a mal à l’oreille à 20 h. Une option qui pourrait notamment lui éviter des frais de consultation non remboursables sur la rive ontarienne, a-t-elle souligné en précisant que le PQ ouvrirait les CLSC de 9 h à 21 h, sept jours sur sept, tout en déléguant « davantage d’actes » actuellement réservés aux médecins à d’autres professionnels de la santé.

« Ce qui me frappe dans la région de l’Outaouais, c’est que les gens n’ont pas de retour sur leur investissement, a mentionné Mme Lamarre. Clairement, il y a un déficit, un déficit d’accès, un déficit de soins. »

Outre l’accroissement de l’offre de services dans les CLSC, le PQ s’engage à hausser le financement des soins à domicile. Avec de telles mesures, le parti de Jean-François Lisée estime que les statistiques sur les séjours dans les urgences de la province s’amélioreront.

Mme Nadeau a pour sa part souligné que le projet d’aménagement d’une nouvelle unité de naissances à l’Hôpital de Gatineau, annoncé en 2014 par le gouvernement péquiste de l’époque, n’a toujours pas vu le jour. « Cela est symptomatique que la région est tenue pour acquise » par les libéraux, dit-elle.

Même si Yves Destroismaisons qualifie les centres intégrés de santé et de services sociaux de « monstres administratifs où les chiffres et la reddition de compte passent avant tout », Diane Lamarre précise qu’un gouvernement péquiste ne reviendrait pas en arrière sur la totalité de cette réforme implantée par l’actuel ministre de la Santé, le libéral Gaétan Barrette.

« On pense que les Québécois ont donné beaucoup dans les réformes, et que là, actuellement, la détresse qui est là ne permet plus vraiment de défaire au complet ça, a indiqué Mme Lamarre. [...] Alors nous, on réintroduit les directions régionales pour que sur un grand territoire, il y ait des représentations de ce que les patients et les citoyens vivent et ont comme besoin. »

Alors que le regroupement Équité Outaouais affirme qu’il manque 173 lits de courte durée dans la région, soit l’équivalent d’un « hôpital complet », la députée de Taillon indique ne pas avoir encore fait « cette évaluation-là », mais note que des « choses doivent être revues » dans la manière de calculer l’équité interrégionale du financement en santé.