Mme Vallée a l'intention de rencontrer le maire de Gatineau aujourd'hui en plus d'autres représentants du front commun régional.

Le ministre Hébert s'en prend à la députée Vallée

Le dossier des services ambulanciers en Outaouais a rebondi à la période de questions, hier, à l'Assemblée nationale.
La députée de Gatineau, Stéphanie Vallée, a réclamé l'ajout d'une ambulance à la flotte de véhicules de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais.
Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a rétorqué qu'une ambulance de plus sillonne les routes de l'Outaouais en tout temps, soit 168 heures par semaine. Il a fait savoir qu'un véhicule n'a pas été ajouté comme tel à la flotte, mais soutient que l'équipe additionnelle peut tout de même utiliser une ambulance disponible au garage.
«La députée [de Gatineau] voudrait avoir un beau camion neuf avec une boucle de ruban, a lancé M.Hébert, à l'Assemblée nationale. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Il y a une équipe qui est actuellement consacrée 168 heures par semaine et cette équipe-là utilise une des cinq ambulances de réserve qui étaient déjà dans la région. Il y a donc une ambulance de plus au service de la population, mais c'est une ambulance qui était dans un garage et qu'on a mise au service de la population, c'est tout.»
Mme Vallée est loin d'avoir apprécié la réponse de Réjean Hébert. «Le ministre a voulu me faire passer pour une épaisse avec l'image du camion avec la boucle, dénonce-t-elle. J'ai trouvé ça méprisant pas à peu près. [...] On peut faire des calculs, on peut jouer avec les chiffres, mais on n'a pas plus de véhicules.»
Le débat entourant l'annonce d'une «nouvelle ambulance», faite par le ministre Hébert en décembre dernier, a refait surface cette semaine. MmeVallée a accusé le ministre de la Santé de ne pas avoir «donné l'heure juste» sur la question lors de l'étude des crédits, la semaine dernière.
Le directeur général de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais, Stéphane Parent, affirme qu'il aurait besoin d'un ajout à sa flotte de véhicules pour être en mesure de mettre en tout temps une équipe de plus sur la route.
M.Parent a fait savoir que depuis qu'il a obtenu les fonds pour ajouter une équipe, il est arrivé à une «dizaine» de reprises que les employés devaient attendre jusqu'à une heure au garage le retour d'une autre équipe, faute de véhicule disponible.
La flotte de la coopérative compte actuellement 31 ambulances. Selon l'horaire de travail actuellement en vigueur, il y a simultanément jusqu'à 29 véhicules sur les routes aux moments les plus occupés de la journée. En tenant compte des entretiens mécaniques réguliers pour ces ambulances «qui font 50000 kilomètres par année», M.Parent soutient qu'il n'a aucune marge de manoeuvre lorsque des ajouts sont nécessaires, par exemple lorsque les conditions météorologiques causent plusieurs accidents.
M.Parent a aussi indiqué que lorsque des détenus se sont barricadés dans une aile de la prison de Hull, le 6 février, la Coopérative n'a «pas été capable» de fournir deux ambulances demandées par la Sûreté du Québec.