Un peu plus d’une soixantaine de candidats se sont présentés au salon de l’emploi du CISSSO, curriculum vitae en main, dans l’optique de se dénicher un travail, samedi.

Le CISSSO veut attirer de nouveaux travailleurs

Alors que le manque d’infirmiers et d’infirmières se fait toujours ressentir au sein des hôpitaux de la région, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) tentait de recruter de nouveaux travailleurs, samedi, à l’occasion de son deuxième salon annuel de l’emploi.

Un peu plus d’une soixantaine de postulants se sont présentés au Centre de réadaptation La Ressource au cours de la journée, curriculum vitae en main, dans l’espoir de se dénicher un nouveau travail. Certains candidats ont même eu l’occasion de passer des entrevues sur les lieux.

« On n’a pas d’objectifs concrets en termes de nombre de recrutement, mais on a plusieurs opportunités d’emploi. Juste depuis un an, ce sont 1500 nouveaux candidats qui se sont joints au CISSSO et on a encore des besoins, indique Bruno Desjardins, chef de service des communications et relations avec les médias pour le CISSSO. On a un bon achalandage, ça roule bien, on accorde beaucoup d’entrevues sur place et on est surpris de la qualité des candidats. »

Depuis une semaine, l’équipe de recrutement du CISSSO fait la tournée de l’Outaouais, à la recherche d’employés. Ils ont débuté leur parcours à Shawville, avant de se rendre à Papineauville et à Maniwaki, pour finalement conclure le tout à Gatineau.

« On pourrait très bien embaucher plusieurs centaines d’employés avec les salons de cette semaine », confie M. Desjardins.

Quatre secteurs d’activités étaient représentés sur le plancher du Centre à travers quatre kiosques, soit la santé, les services sociaux, l’administration et les métiers généraux. Des partenaires comme l’Université du Québec en Outaouais (UQO) étaient également sur place.

« Si quelqu’un souhaite faire carrière dans le réseau de la santé et commencer comme agent administratif tout en faisant son baccalauréat en travailleur social par exemple, des partenaires comme l’UQO sont présents pour joindre le développement de carrière à l’intérieur même de notre organisation », explique M. Desjardins.

Une année difficile

L’année dernière n’a pas été la plus reluisante pour le CISSSO. Après avoir subi plusieurs bris de services en chirurgie générale à l’Hôpital de Maniwaki, le CISSSO a procédé au congédiement de son grand patron, Jean Hébert, le mois dernier. On lui reprochait notamment un « manque d’écoute » face à ces bris de services ainsi qu’à l’accès aux soins.

De plus, les infirmières ont effectué plusieurs sorties publiques dans les médias pour dénoncer leurs conditions de travail « exécrables ». Elles critiquaient entre autres la surcharge de travail, le manque de personnel et les nombreuses heures supplémentaires qu’elles devaient travailler.

Maintenant, comment est-ce que le CISSSO peut-il bien convaincre les gens à vouloir réellement travailler pour eux ?

« Travailler en santé, c’est une quête qui est noble parce qu’on répond vraiment à un besoin de la population et on est vraiment là pour les gens, mentionne M. Desjardins. Dans notre réseau, oui on a des gens qui critiquent, mais on a aussi beaucoup de professionnels qui ont à cœur notre mission et c’est vraiment sur le volet du caractère humain qu’on mise pour aller recruter des gens. »