Frustrés que leur employeur n’ait pas encore acquiescé à leurs demandes répétées des dernières années, une trentaine de syndiqués œuvrant principalement à l’Hôpital Pierre-Janet ont manifesté devant le siège social du CISSSO jeudi soir.

Le CISSSO s’entête, dit un syndicat

Contrairement à d’autres régions de la province, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) « s’entête » à ne pas reconnaître l’expertise professionnelle d’une centaine de préposés aux bénéficiaires œuvrant en santé mentale, déplore le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais (STTSSSO-CSN).

Frustrés que leur employeur n’ait pas encore acquiescé à leurs demandes répétées des dernières années, une trentaine de syndiqués œuvrant principalement à l’Hôpital Pierre-Janet sont revenus à la charge jeudi soir en manifestant devant le siège social du CISSSO et en faisant connaître leurs revendications lors d’une réunion du conseil d’administration.

Le groupe de syndiqués concernés souhaite que le CISSSO reclasse leur travail puis leur octroie le titre d’emploi d’agent d’intervention en milieu psychiatrique, étant donné la nature spécifique de leurs tâches.

Selon la CSN, plusieurs CISSS et CIUSSS, par exemple dans les régions de Montréal, Québec et de la Mauricie, ont accepté de procéder à un tel changement. Le syndicat ajoute que de faire la sourde oreille face à cette demande est inacceptable, surtout considérant la difficulté à recruter de la main-d’œuvre dans ce domaine.

Vêtus d’un dossard vert sur lequel il était inscrit « CISSSO, quand vas-tu reconnaître mon travail », les employés ont fait valoir leur point de vue en disant que le suspense avait assez duré.

« Ça fait depuis les années 90 à Pierre-Janet qu’on réclame ce changement de titre d’emploi. Les préposés aux bénéficiaires, c’est un titre d’emploi avec des tâches X surtout associés à des soins physiques et d’hygiène, mais ce n’est pas ça notre réalité en santé mentale. (...) Ce qu’on demande, c’est une reconnaissance du travail particulier qu’on fait. Le mouvement avait commencé ici. C’est sûr qu’on répond aux exigences, ç’a été créé pour nous ailleurs en province (en 2012) », affirme le vice-président du syndicat, Jeremy Berthiaume.

Le président-directeur général du CISSSO, Jean Hébert, n’a pas répondu directement aux syndiqués, indiquant simplement que le conseil d’administration allait leur fournir une réponse ultérieurement. Puis, en fin de soirée, il s’est fait avare de commentaires devant les journalistes, affirmant que des négociations sont en cours.

« On est en train d’étudier la question. En même temps, on est dans un contexte de négociations des conventions locales, qui peut affecter les titres d’emploi. On est dans un processus de négociations, et ça ne se fait pas au conseil d’administration ni sur la place publique, ça se fait sur les tables de négociation », a-t-il lancé.

En décembre dernier, le CISSSO avait indiqué que l’analyse des tâches des employés concernés serait complétée à la fin du printemps.

27 M$ pour les organismes

Par ailleurs, les quelque 150 organismes de la région qui bénéficient du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) se partageront une enveloppe totale de 27 349 000 $ en 2018-2019, un montant qui représente une indexation de 1,6 % par rapport à l’année précédente. La plus grande part du gâteau accordée par le CISSSO revient à la Clinique des femmes de l’Outaouais (1 010 000 $).