Jean Hébert, grand patron du CISSSO

Le CISSSO se projette en 2036

Le ministère de la Santé a officiellement demandé au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) de définir ses « besoins d’ajout de services » dans « une perspective de l’an 2036 », une réflexion qui inclura le projet gouvernemental de construire un nouvel hôpital de 170 lits dans la région.

Dans une lettre transmise à la mi-janvier, le sous-ministre Yves Gendron invite le grand patron du CISSSO, Jean Hébert, à « entamer une réflexion » sur les besoins actuels et futurs de la population, en fonction « des données les plus récentes disponibles en ce domaine ».

Le document déposé jeudi soir à la séance du conseil d’administration du CISSSO précise que l’organisation devra élaborer un « plan clinique » devant être déposé au ministère au plus tard le 30 juin prochain.

« Ce plan clinique devra permettre de cerner la situation actuelle et les besoins de votre région dans les secteurs de la santé et des services sociaux, en considérant le rapatriement des services qui sont actuellement offerts dans l’Est ontarien et en favorisant la rétention au Québec du personnel médical et soignant », indique le sous-ministre dans sa missive.

M. Hébert n’a pas voulu, jeudi soir, s’avancer trop loin sur la place que prendra l’hôpital promis par la Coalition avenir Québec (CAQ) dans l’analyse des besoins du réseau régional de la santé.

« Effectivement que ça peut inclure une nouvelle infrastructure », a-t-il mentionné.

Tant en campagne électorale que depuis son arrivée au pouvoir en octobre, la CAQ a promis de livrer un nouvel hôpital d’au moins 170 lits dans la région, dans l’objectif que les patients puissent y être soignés dès 2023.

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, avait indiqué en campagne électorale que son parti allait « court-circuiter le processus habituel » afin d’inscrire rapidement le projet d’hôpital au Plan québécois des infrastructures.

La lettre du sous-ministre Yves Gendron souligne de son côté qu’une fois complété, le plan clinique global réclamé pour l’horizon de 2036 « fera l’objet d’une analyse de la part des directions cliniques du [ministère] et leurs conclusions orienteront les études à effectuer dans une prochaine étape à autoriser ».

Déficit budgétaire

Tout en menant ces travaux pour définir les besoins de la région pour les 17 prochaines années, le CISSSO doit mettre en place un plan de retour à l’équilibre budgétaire.

L’organisation a élaboré un plan d’une hauteur de 12,7 millions $, ce qui correspond au déficit anticipé à la fin de l’année financière, le 31 mars prochain. M. Hébert a précisé que ce plan a été présenté au mandataire spécial nommé par Québec, Sylvain Gagnon, de même qu’au ministère de la Santé.

« On a toujours des balises dans lesquelles on n’affecte pas les services », a-t-il assuré. Le plan de retour à l’équilibre budgétaire devrait être adopté par le conseil d’administration en mars.

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Le Dr Daniel Tardif quitte le CISSSO

Le directeur des services professionnels du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), le Dr Daniel Tardif, quittera son poste sous peu afin d’aller relever de nouveaux défis au sein de l’Association canadienne de protection médicale.

Le Dr Tardif avait été nommé président-directeur général adjoint du CISSSO lors de la création de l’organisation, en 2015.

Le grand patron du CISSSO, Jean Hébert, a souligné jeudi que le Dr Tardif « a eu une influence marquante et importante depuis quatre ans », en précisant que la direction des services professionnels allait continuer « dans les voies qu’il a tracées ».

La présidente-directrice générale adjointe du CISSSO, Josée Filion, assumera l’intérim au poste que le Dr Tardif quittera le 1er février.