Josée McMillan, présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé de Gatineau, a entre autre dénoncé le transfert d’employés.

Le CISSSO réplique à un syndicat

Rien ne va plus entre le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) et l’un de ses syndicats, chaque partie accusant l’autre d’être responsable de l’échec des négociations visant l’obtention d’une entente sur les mesures à prendre en période estivale.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais (STTSSSO-CSN) a lancé la première salve, mercredi, en publiant un communiqué accusant le CISSSO de vouloir faire passer ses «objectifs budgétaires» avant le remplacement des syndiqués absents. La présidente du STTSSSO, Josée McMillan, y dénonçait notamment la volonté de l’employeur de déplacer des travailleurs. «Ça va tout simplement déplacer les trous dans les services», mentionnait-elle.

La réplique du CISSSO est arrivée jeudi. L’organisation soulignait dans un communiqué que des discussions avaient été entamées avec le STTSSSO-CSN «afin de convenir de certaines mesures facilitantes» pour l’été. L’employeur affirme avoir accepté les demandes syndicales, entre autres sur le remboursement des frais de kilométrage. Le CISSSO dit toutefois que le syndicat «a formulé des exigences étonnantes» portant entre autres sur la gestion des heures supplémentaires.

Dans un bulletin d’information envoyé à ses membres vendredi, le STTSSSO-CSN réplique à son tour en accusant le CISSSO d’avoir présenté des informations «erronées» ou méritant d’être «grandement nuancées».

Malgré toute cette bisbille, le CISSSO note qu’il «s’assurera de bien répondre aux besoins de la population» cet été. L’organisation ajoute que «d’autres mesures», comme l’embauche d’une centaine de jeunes étudiants dans un domaine lié à la santé pour combler des besoins de préposés aux bénéficiaires, lui permettront «de passer l’été correctement».