Lyne Plante, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais, a remis les demandes de référence de 1350 de ses membres au grand patron du CISSSO, jeudi soir.

Le CISSSO inondé de demandes de référence de ses professionnelles en soins

Plus de 1350 professionnelles en soins ont envoyé une demande de référence au grand patron du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) afin de pouvoir « se trouver un emploi dans une autre région au Québec ou encore en Ontario ».

Le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO) - qui représente les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes du CISSSO - a déploré, jeudi, que ces demandes de référence soient demeurées sans réponse, « plus d’une semaine après leur envoi » par courriel. La présidente du SPSO, Lyne Plante, s’est donc rendue à la rencontre du conseil d’administration du CISSSO, en soirée, pour déposer des copies imprimées des demandes de référence, en mentionnant que plusieurs membres « pensent vraiment partir ».

Le président-directeur général du CISSSO, Jean Hébert, a fait savoir que son organisation ne rédigera pas un millier de lettres de référence. « Quand les gens ont une offre d’emploi, [...] ils donnent des références. À ce moment-là, on donnera des références », a-t-il mentionné.

M. Hébert estime que le dépôt d’autant de demandes de référence est « une stratégie de négociation », et maintient que le CISSSO veut continuer à négocier, mais seulement en présence d’un médiateur.

Le grand patron du CISSSO a par ailleurs dévoilé que le Tribunal administratif du travail a rejeté, cette semaine, une requête présentée du syndicat. Le SPSO alléguait que le CISSSO « a négocié de mauvaise foi » en annulant des séances de négociation et en refusant de poursuivre les négociations jusqu’à la nomination d’un médiateur.

Le syndicat a toutefois « perdu sur toute la ligne », a souligné M. Hébert, car le tribunal a rejeté la demande d’ordonnance provisoire.

Une citoyenne a par ailleurs remis au conseil d’administration une pétition de quelque 4000 noms de professionnelles en soins et de citoyens qui réclament « des mesures concrètes afin de conserver la capacité de donner des soins de qualité dans un environnement sécuritaire en Outaouais, d’éviter l’abandon de la profession par les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes et d’éviter l’augmentation de l’épuisement des professionnelles en soins ».

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LE CISSSO METTRA UN FREIN AU PARFUM

Une nouvelle directive sur l’usage du parfum et des produits parfumés devrait prochainement être adoptée par le comité de direction du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO). 

Le directeur des ressources humaines de l’organisation, Martin Vachon, a indiqué jeudi qu’initialement, une « politique de sensibilisation » était sur la table, mais qu’un « virage » a été pris afin d’adopter une directive, ce qui permettra « plus de mordant » afin que les gestionnaires puissent en faire respecter les modalités. 

Si elle est adoptée sous sa forme actuelle, la directive fera en sorte que « dans les lieux de type urgence » où les usagers ne peuvent prévoir leur visite à l’avance, le port de parfum sera « systématiquement interdit ». 

Les gestionnaires pourront aussi agir pour assurer un environnement exempt de parfum aux usagers dont la visite est prévue et aux employés présentant ce type d’intolérance. 

Le commissaire aux plaintes du CISSSO avait recommandé, en 2016, d’interdire le parfum dans les établissements de santé de la région.