Un petit «U» ayant une grande signification viendra bousculer les habitudes des résidents de l’Outaouais qui se sont accoutumés à l’acronyme CISSSO pour désigner l’organisation qui chapeaute tous les services publics de santé de la région.

Le CISSSO gagnera un «U» l’an prochain

Un petit «U» ayant une grande signification viendra bousculer les habitudes des résidents de l’Outaouais qui se sont accoutumés à l’acronyme CISSSO pour désigner l’organisation qui chapeaute tous les services publics de santé de la région. Il faudra éventuellement parler du CIUSSSO, probablement dès l’an prochain.

Les changements de dénomination sont fréquents dans le réseau de la santé. La population de l’Outaouais a connu de nombreux sigles au fil des ans, du CHRO au CISSSO, en passant par le CHVO, le CSSSG et les quatre autres anciens CSSS.

Le réseau lui-même a toujours utilisé l’appellation CISSS de l’Outaouais depuis la création de l’organisation en 2015, mais le CISSSO s’est rapidement imposé au sein de la population et chez certains politiciens.

Le nom officiel de l’organisation est toutefois appelé à changer avec l’ouverture de la faculté satellite de médecine de l’université McGill à Gatineau, dans un peu plus d’un an.

Afin de pouvoir utiliser les mots «centre intégré universitaire de santé et de services sociaux» (CIUSSS) dans son nom, une organisation doit se trouver «dans une région sociosanitaire où une université offre un programme complet d’études prédoctorales en médecine ou [exploiter] un centre désigné institut universitaire dans le domaine social». La porte-parole du ministère de la Santé, Noémie Vanheuverzwijn, a expliqué qu’«à partir du moment où l’une de ces deux exigences est rencontrée», le CISSSO pourra entreprendre les démarches administratives pour procéder au changement de sa dénomination officielle.

Il est déjà assuré que le CISSSO souhaite se lancer dans ce processus. Le président du conseil d’administration de l’organisation, Michel Roy, a récemment évoqué «la transformation du CISSS et CIUSSS dans les mois à venir». Le directeur adjoint des services professionnels du CISSSO, le Dr Nicolas Gillot, avait récemment souligné lors d’une entrevue avec Le Droit que les centres universitaires «ont plus de moyens d’attractivité» lorsque vient le temps de recruter des médecins. Ceux qui souhaitent faire de l’enseignement pourraient ainsi être attirés dans la région, avait mentionné le Dr Gillot.