Au CISSSO, on indique qu’il n’y a actuellement aucune unité de débordement ouverte pour désengorger les urgences. À Gatineau et à Hull, les taux d’occupation dépassent les 170 %.

Le CISSSO doit gérer des urgences qui débordent

Devant toujours composer avec une vingtaine de lits « non disponibles », le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) doit gérer des urgences qui débordent dans les hôpitaux de Hull et de Gatineau. Pendant qu’une vingtaine de patients y occupaient lundi matin une civière depuis plus de 48 heures, ils sont des dizaines à tourner les talons avant d’avoir pu y voir un médecin.

Lundi matin, à 9 h, le taux d’occupation de l’urgence de l’Hôpital de Gatineau se situait à 186 %. On y retrouvait 52 patients sur civière, alors que la capacité normale n’est que de 28. Du lot, près du tiers étaient des cas de santé mentale.

Les statistiques obtenues par Le Droit montrent que la congestion à l’urgence découle entre autres d’un manque de lits sur les unités de soins aux étages. 

Sur les 52 patients alités à l’urgence, 25 étaient en attente d’hospitalisation. 

Quinze personnes occupaient une civière depuis plus de 48 heures, alors que la cible ministérielle est d’une durée moyenne de séjour de 12 heures.

Au cours de la journée de dimanche, l’urgence de l’Hôpital de Gatineau a compté 103 visites. 

Il y a toutefois eu 27 patients qui ont quitté les lieux avant d’avoir vu un médecin, ce qui représente plus du quart du nombre total de visites.

Le portrait était aussi difficile à l’Hôpital de Hull, lundi matin, alors que le taux d’occupation à l’urgence était de 172 %. Il y avait 43 patients alités sur une civière, dans une urgence qui, en théorie, en compte seulement 25. 

Dix patients occupaient une civière depuis plus de 48 heures, tandis qu’ils étaient 25 à s’y trouver en attente qu’une place se libère pour eux sur une autre unité de soins de l’établissement.

Lits inaccessibles

Dans le cas de l’Hôpital de Hull, l’établissement doit composer avec 24 lits « non disponibles » en raison de la pénurie de personnel. 

Une telle mesure est en place depuis quelques mois en raison d’un manque de personnel infirmier.

Au CISSSO, on indique qu’il n’y a actuellement aucune unité de débordement ouverte pour désengorger les urgences. 

« Le taux d’occupation élevé dans les urgences s’explique par plusieurs facteurs : disponibilité des lits sur les étages, disponibilité des équipes médicales, disponibilité des services externes et l’affluence des nouveaux patients à l’urgence », a fait savoir l’organisation.