La flexibilité et la mobilité des syndiquées font partie des points qui sont toujours en litige dans les négociations.

Le CISSSO demande la médiation

Devant ce qu’il qualifie d’« impasse », le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a officiellement soumis une demande pour que les négociations avec le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO) se poursuivent devant un médiateur, une décision jugée « prématurée » par la partie syndicale.

Au lendemain de la date butoir pour en venir à une entente négociée, le CISSSO a fait savoir, lundi après-midi, qu’il n’entendait plus négocier sans la présence d’un médiateur avec le syndicat représentant ses infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes, affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé.

« Vendredi dernier, malgré qu’aucune avancée significative n’ait été réalisée au cours des derniers mois, un ultime effort de pourparlers avec la FIQ a eu lieu, a indiqué le CISSSO dans un communiqué. Toutefois, la publication d’un tract dimanche soir par ce syndicat, et ce, avant même que les porte-paroles respectifs conviennent de la suite des choses, nous amène à l’évidence : tout comme avec l’APTS [Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux], la confiance dans le processus actuel s’est grandement effritée. »

En fin d’après-midi, le SPSO a réagi en affirmant qu’il s’agit d’une décision « prématurée puisqu’il n’y a pas eu de réelle tentative de négociation de bonne foi de la part du CISSSO dans les dernières semaines ». Les membres du SPSO ont décidé, en assemblée générale, d’entreprendre des « actions légales » pour faire connaître leur mécontentement. Cela se traduira notamment par la prise des pauses et des heures de repas et par la réclamation de toutes les heures travaillées, a fait savoir leur présidente, Lyne Plante.

Le directeur des ressources humaines du CISSSO, Martin Vachon, a indiqué qu’une demande en médiation doit être faite dans les dix jours suivant la date butoir du 21 octobre, ce qu’a fait la partie patronale lundi. « On souhaite en arriver à une entente négociée, a mentionné M. Vachon. Le recours à la médiation, ça demeure de la négociation. La différence, c’est qu’on sera accompagné d’une personne neutre. » En cas d’échec, ce sera à un arbitre de trancher.

La flexibilité et la mobilité des syndiquées font partie des points qui sont toujours en litige entre les deux parties.

Du côté syndical, on estime « qu’il est toujours possible de mener les travaux à terme afin de convenir d’une entente négociée d’ici le 31 octobre » « Nous réitérons à l’employeur notre volonté de poursuivre la négociation locale et l’invitons à revenir s’asseoir dès maintenant pour y parvenir », a mentionné le SPSO dans un communiqué.