Les gens du Pontiac n’auront plus besoin de faire l’aller-retour vers Hull plusieurs fois par semaine pour leur dialyse.

Le centre de dialyse du Pontiac ouvre ses portes

Un projet attendu depuis plusieurs années a officiellement vu le jour samedi dans le Pontiac. L’Hôpital de Shawville a désormais son centre de dialyse.

Le gouvernement du Québec a octroyé 2,1 millions $ pour son implantation en juin 2017, une somme qui s’ajoutait à plus de 600 000 $ amassés par la Fondation de l’Hôpital communautaire du Pontiac.

« L’Hôpital de Shawville a été une des premières à vouloir de l’hémodialyse en région et là, par un concours de circonstances, nous sommes les derniers à l’avoir. Mais nous l’avons et nous sommes très heureux », affirme la porte-parole du groupe de pression La Voix du Pontiac, Josey Bouchard.

Le député de Pontiac, André Fortin, a pour sa part indiqué sur les médias sociaux qu’il s’agit d’un « projet qui va améliorer la vie des gens de la région », en plus de préciser que les patients y seront reçus dès lundi.

Une priorité

Bien que seulement une quinzaine de personnes du Pontiac aient recours à la dialyse, il s’agissait d’une priorité d’offrir ces services localement, selon Mme Bouchard. La plupart de ces patients doivent recevoir ce traitement plusieurs fois par semaine. « C’est comme si on multipliait le nombre de personnes » qui ont besoin de ce service, image-t-elle.

« On avait plus d’une quinzaine de personnes de la région qui devaient se déplacer trois fois par semaine à Hull pour avoir de la dialyse. Vous pouvez imaginer. C’est déjà trois heures qui s’ajoutent au fardeau de subir la dialyse, parce qu’on parle d’au moins une heure pour se rendre à Hull. »

Lors de l’annonce de l’octroi du financement pour ce projet, en 2017, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait fait écho à ce sentiment. Il admettait que de se déplacer sur de longues distances pour de tels traitements représente « un poids pour les patients », mais aussi pour leurs familles, puisque « c’est rare qu’on voie les gens en dialyse ne pas être accompagnés par un proche ».

Josey Bouchard ajoute qu’en de rares occasions, la météo est venue carrément empêcher des patients de recevoir leurs traitements au moment opportun.

« Il y a quelques années de ça, il y a eu une immense tempête de neige et le Pontiac a été coupé du reste de la région. Une personne s’en allait pour de la dialyse et ç’a été reporté au lendemain, les chemins étaient impraticables. Retarder de 24 heures, un traitement de dialyse, ça peut être dangereux. »

Comme plusieurs autres, Mme Bouchard a visité les nouvelles installations ce week-end et parle d’un lieu « chaleureux et douillet ».