Au camp de jour municipal, une cinquantaine d'enfants s'adonnaient à des activités propres à leur âge: courir, rire et se chamailler.

L'AQETA-Outaouais sabre dans son service de répit

Au coeur d'une situation financière précaire, l'Association québécoise des troubles d'apprentissage (AQETA), section Outaouais, doit fermer trois de ses six camps de répit prévus au cours de la prochaine année afin de renflouer ses coffres.
Après révision de ses prévisions budgétaires 2014-2015 et mûre réflexion, le conseil d'administration de l'organisme a pris la décision de sabrer l'offre de ce service de 50 %. Ce service permet notamment à des familles de la région de faire le plein d'énergie pendant une fin de semaine au CRFO de Val-des-Monts, alors que leur enfant atteint d'un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité profite d'activités encadrées.
Une cinquantaine de familles font usage de ce service, annuellement, moyennant une somme de 45 $ par enfant. La réduction du nombre limitera à 27 la quantité d'espaces disponibles pour les jeunes de 9 à 12 ans présentant des troubles d'apprentissage.
Avec cette mesure, l'organisme espère pouvoir rééquilibrer son dernier budget, qui souffrait d'un manque à gagner de 11 345 $. La mise sur pied de ces séjours de détente coûte en moyenne 20 000 $ à l'organisme chaque année.
« Il faut absolument terminer l'année financière en cours avec un excédent en mars prochain, d'où la réduction des camps de répit. Nous voulons continuer à offrir nos services au niveau de notre mission, que ce soit pour le centre de documentation ou nos heures d'ouverture. Le camp de répit, c'est le seul endroit où nous pouvions véritablement couper avant d'arriver à des réductions d'heures du côté de notre personnel », explique le directeur général de l'AQETA-Outaouais, Paul Morin.
Ce dernier assure que l'objectif est de ramener le nombre d'activités à six par année à partir de 2015. Il n'est pas question non plus de sabrer à d'autres endroits, selon M. Morin.
À l'instar de plusieurs autres organismes de la région, les temps sont difficiles au niveau financier pour l'AQETA-Outaouais. Centraide, avec une enveloppe de 59 140 $, et l'Agence de la santé et des services sociaux, grâce à une contribution de 53 161 $, sont les deux principaux bailleurs de fonds de l'AQETA, qui dispose d'un budget annuel de près de 170 000 $.