Le pollen des bouleaux est le plus vorace au printemps.

La saison des allergies de plus en plus pénible

La saison des allergies serait de plus en plus longue et pénible, selon l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ). Les changements climatiques auraient pour effet d’accentuer la concentration de pollen dans l’air. La puissance des allergies devrait continuer de croître dans la province.

Près d’un Québécois sur cinq souffre de la rhinite allergique. Cette affection représenterait tout près de 200 millions de dollars en médicaments et traitements contre les allergies par année au Québec.

Plusieurs études ont mis en évidence les impacts de l’augmentation des températures et des concentrations de CO2 sur les espèces végétales. 

Ainsi, on remarque un allongement de la saison de croissance des plantes allergènes, un début de saison plus tôt ainsi que leur propagation dans des zones plus au nord et vers l’est, dont le Saguenay–Lac-Saint-Jean. De plus, non seulement ces plantes produisent une plus grande quantité de pollen, mais l’allergénicité de ce pollen serait également accrue.

L’allergie consiste en une réaction anormale et exagérée de l’organisme envers des substances allergènes, que les cellules de notre corps interprètent à tort comme indésirables. Les allergènes provoquant les plus fortes réactions sont ceux qui voyagent par la voie des airs. Ils sont généralement responsables de ce qu’on appelle le rhume des foins.

Les symptômes reliés aux allergies peuvent nuire significativement au fonctionnement des personnes et à leur qualité de vie en affectant le sommeil, l’attention et la productivité.

Il y a trois saisons d’allergies distinctes. Les arbres et arbustes dominent le printemps ; les herbacées et les graminées, au début de l’été ; et l’herbe à poux, à la fin de l’été et au début de l’automne.