Le CSSS de Gatineau possède deux appareils de médecine nucléaire, dont un à l'hôpital de Gatineau, mais seul celui de Hull peut effectuer des examens au coeur.

La liste d'attente en médecine nucléaire a doublé au CSSSG

Un bris d'appareil survenu en novembre a fait doubler la liste d'attente pour un examen en médecine nucléaire au Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG). Comble de malheur, le fabricant qui devait livrer un appareil de remplacement l'a endommagé. Résultat: les patients doivent présentement attendre jusqu'à deux mois et demi pour avoir accès à un examen d'imagerie.
Habituellement, l'appareil de médecine nucléaire de l'hôpital de Hull examine une quarantaine de patients par jour. Cette machine sert notamment à des évaluations préopératoires. Elle est aussi utilisée lorsqu'un patient souffre d'un problème cardiaque.
L'hôpital de Gatineau possède deux appareils, mais seulement un peut effectuer des examens au coeur.
Ce bris d'équipement affecte des patients comme Manon, une femme de 70 ans qui a récemment éprouvé des douleurs inquiétantes au bras. Craignant des problèmes de coeur, elle s'est rendue le 14 mars dernier pour faire un examen avec un cardiologue à l'hôpital de Hull. Sa haute pression a soulevé des inquiétudes. Un examen de médecine nucléaire lui a été recommandé. Une semaine plus tard, on lui a signalé que son examen devrait attendre à la fin avril, dans le meilleur des scénarios, en raison d'un bris d'équipement.
«Ce n'est pas parce que je suis impatiente, mais bien parce que c'est inquiétant, souligne Manon. Il n'y a pas juste moi qui en ai de besoin. Quand est-ce qu'elle va être réparée?»
Mauvaise chance
Selon le CSSSG, l'appareil hors d'usage devait être remplacé il y a quelques semaines. La compagnie qui le fabrique, General Electric, a cependant brisé le nouvel appareil.
«C'est vraiment une question de mauvaise chance. Normalement, le délai pour réparer un appareil n'est pas aussi long», explique le porte-parole du CSSSG, Sylvain Dubé.
Le CSSG est à la recherche d'une nouvelle compagnie depuis quelques semaines pour acheter un autre appareil. «Ce sont des appareils forts complexes, lance Sylvain Dubé. Ils ne se font pas nécessairement au Canada.»
En attendant, les cas plus urgents continuent d'être traités rapidement, grâce aux appareils de l'hôpital de Gatineau.
«C'est certain que dans un cas sérieux, c'est une question de jours et nous les envoyons à Gatineau, assure M. Dubé. Lorsque c'est un cas critique, c'est une question d'heures.»
Lorsque la machine à l'hôpital de Hull sera remplacée, les heures d'examens seront allongées afin de désengorger la liste d'attente.