L’aide de Québec est demandée pour régler les problèmes en radio-oncologie à l’Hôpital de Gatineau.

La FMSQ demande au ministère d’agir

La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) a demandé au ministère de la Santé d’intervenir dans l’espoir de régler les problèmes qui sévissent au département de radio-oncologie de l’Hôpital de Gatineau, où la situation « semble s’envenimer de jour en jour ».

Dévoilés publiquement il y a deux semaines grâce à une demande d’accès à l’information formulée par Le Droit, les problèmes décriés par les radio-oncologues de l’Outaouais ont fait l’objet, mardi avant-midi, d’une sortie publique de la FMSQ.

« En plus d’avoir pour effet d’entraîner l’annulation ou le retard des traitements de radiothérapie des patients du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), ces problèmes suscitent certaines tensions au sein du département », souligne la FMSQ.

La Fédération rappelle que les radio-oncologues de l’établissement réclament depuis 2016 que l’administration régionale prenne « les mesures qui s’imposent pour régler la situation ». « Malgré les interventions qui ont été faites, la plupart des difficultés soulevées par ces médecins subsistent », poursuit la FMSQ.

« J’ai donc informé le président-directeur général du CISSS de l’Outaouais, M. Jean Hébert, qu’à ma demande, le 25 janvier dernier, le sous-ministre et moi-même avons convenu verbalement de la nécessité que le ministère de la Santé et des Services sociaux met en place un comité “terrain” », indique dans le communiqué la présidente de la FMSQ, la Dre Diane Francoeur.

Ce comité — une sorte de « SWAT team » — serait composé « des personnes concernées par ces problèmes dans l’établissement » et de représentants du ministère, de la FMSQ et de l’Association des radio-oncologues du Québec. Cette dernière association avait déjà offert publiquement son appui aux radio-oncologues de l’Outaouais.

« Le statu quo est inacceptable et les travaux du comité doivent débuter dès que possible, estime la Dre Francoeur. Les patients atteints de cancer doivent garder leur énergie sans avoir de craintes au sujet des soins dont ils ont besoin. Cette collaboration doit mener à un fonctionnement optimal du département de radio-oncologie de Gatineau. »

Les difficultés dénoncées par les radio-oncologues concernent notamment des problèmes informatiques ayant pu « compromettre les chances de survie des patients cancéreux » et un accès inadéquat à l’imagerie par résonance magnétique. Un consultant externe embauché par le CISSSO avait pour sa part déterminé, l’automne dernier, que le climat de travail du département est miné par une situation d’« hyperconflit ».