Certains gestionnaires d'hôpitaux ne faisaient qu'à leur tête: entre les lignes, c'est ce qu'on comprend de cette conférence de presse donnée vendredi par deux hauts dirigeants du CSSS de Gatineau, Guy Morrissette et Jean Hébert.

Jean Hébert dirigera le CISSSO

Jean Hébert est décidément l'homme de confiance du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui vient de le nommer président-directeur général du futur Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO).
C'est par voie de communiqué que le ministre a annoncé cette nomination, vendredi après-midi. Depuis la mi-janvier, Jean Hébert agissait à titre de fondé de pouvoir dans le cadre de la tutelle du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG). Il occupait auparavant les fonctions de pdg de l'Agence de la santé de l'Outaouais, depuis l'été 2013. Il a également déjà été directeur général de la Conférence régionale des élus de l'Outaouais et de l'Association des établissements privés conventionnés.
«Nul doute qu'avec ses compétences remarquables et sa grande expérience en gestion, M. Hébert saura relever les défis importants auxquels il est appelé à faire face dans ce contexte de changements majeurs au sein du réseau de la santé et des services sociaux, a déclaré le ministre Barrette par voie de communiqué. Je suis par ailleurs convaincu qu'il exercera ses responsabilités de haut niveau avec détermination et dans un souci exemplaire de transparence, au bénéfice des gens de la région.»
Le CISSSO sera officiellement créé le 1er avril et englobera les cinq CSSS de la région. Cette méga-structure, qui découle de l'adoption du projet de loi 10, chapeautera tous les établissements de santé et de services sociaux de l'Outaouais, notamment les hôpitaux, les centres d'hébergement, les CLSC, les Centres jeunesse de l'Outaouais, le Pavillon du Parc et le Centre régional de réadaptation La RessourSe.
À la suite de cette nomination d'un pdg, un jeu de chaise musicale risque aussi de se produire chez les cadres dans la création du CISSSO. Un amendement apporté au projet de loi 10 avant son adoption prévoit que les postes de cadres du réseau de la santé seront tous abolis en date du 31 mars prochain. Certains pourront demeurer à l'emploi du réseau, qui créera, dans une quantité moindre, de nouveaux postes de cadres en fonction de la nouvelle structure organisationnelle.