Monique Bourassa est en première ligne pour faire pression sur le CISSSO pour qu’il dote l’hôpital de Gatineau d’un appareil de résonance magnétique afin d’améliorer les traitements des patients atteints de cancer.

IRM à Gatineau: «notre vie en dépend»

La fondation Les rêves de Monique demande aux dirigeants de réseau de la santé d’« obtenir le plus rapidement possible » un appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour l’Hôpital de Gatineau pour améliorer les traitements des patients souffrant d’un cancer.

La présidente-fondatrice des Rêves de Monique, Monique Bourassa, a récemment écrit au grand patron du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), Jean Hébert, pour lui faire part de ses préoccupations sur les services offerts en cancérologie.

Mme Bourassa y souligne que les bénévoles de sa fondation, « qui fournit chaque année des centaines de milliers de dollars pour améliorer les soins et les services aux patients du centre de cancérologie de Gatineau, ont pris connaissance avec intérêt des articles parus dans Le Droit le 17 et le 18 janvier » sur la crise dénoncée par les radio-oncologues.

Monique Bourassa

Tout en partageant sa « très grande joie » d’apprendre l’arrivée prochaine d’une technologie spécialisée appelée stéréotaxie, Monique Bourassa se dit préoccupée par l’absence d’un appareil d’IRM à l’Hôpital de Gatineau.

Les radio-oncologues avaient eux aussi dénoncé cette situation en donnant l’exemple du cancer du col de l’utérus, pour lequel il est recommandé de faire un examen d’IRM, une fois des implants installés, avant chaque traitement de curiethérapie. Il est toutefois « contre-indiqué de manipuler ou de transporter des patientes porteuses de ces implants », avaient souligné les médecins spécialistes pour s’insurger contre la présence d’un seul appareil à l’Hôpital de Hull.

Le CISSSO avait toutefois indiqué, le mois dernier, que le deuxième appareil d’IRM, pour lequel des discussions sont en cours avec Québec, serait lui aussi installé à l’Hôpital de Hull, dans un pavillon où les murs ont déjà été conçus à cette fin. Une décision « hautement illogique » aux yeux de la présidente des Rêves de Monique.

« Nous demandons aux dirigeants du CISSSO et aux députés de l’Outaouais de faire preuve de compassion envers les patients avec cancers qui ont besoin de traitements de curiethérapie, de radiothérapie et de stéréotaxie au centre de cancérologie de Gatineau et dont la qualité des traitements dépend des images IRM, écrit Mme Bourassa. Notre vie en dépend. »

Monique Bourassa juge qu’il serait préférable d’installer un appareil d’IRM à l’Hôpital de Gatineau, pour desservir à la fois la clientèle oncologique et le reste des patients de la radiologie.

Selon le CISSSO, la région devrait pouvoir compter, « juste pour avoir la moyenne québécoise », sur 3,42 appareils d’IRM dans le réseau public.

Il y a un mois, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait affirmé au Droit n’avoir « aucun problème à doter la région du nombre approprié d’appareils », pourvu que le personnel soit en place pour assurer leur fonctionnement et que la liste d’attente le justifie.

L’automne dernier, le CISSSO indiquait que pour les cas moins prioritaires, l’attente pour l’IRM pouvait atteindre « facilement jusqu’à un an » en Outaouais.