Le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais, Jean Hébert

Infirmières: un possible « arrêt de travail » évoqué

Les infirmières de l’Outaouais intensifient la pression dans le but d’obtenir une entente négociée d’ici la date butoir du 21 octobre, tandis que leur syndicat n’exclut pas la possibilité d’un « arrêt de travail » en cas d’échec.

Par le biais de sa page Facebook, le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO) a invité ses membres, mais aussi la population, à remplir un formulaire en ligne pour acheminer un message par courriel au président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), Jean Hébert.

Le message dénonce notamment qu’« aucune mesure n’a été mise en place pour éviter l’exode des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes, que ce soit vers l’Ontario, une autre région ou leur région d’origine ». Il est également précisé que tous les autres centres de santé de la province ont déjà conclu des ententes pour signer une nouvelle convention collective avec leur personnel infirmier.

Il est ainsi demandé à M. Hébert « d’intervenir dans la négociation locale afin que celle-ci ait une conclusion négociée et que des conditions de travail respectables et satisfaisantes » soient mises en place.

Les membres du SPSO participeront le 22 octobre à trois assemblées générales, au cours desquelles un vote est prévu. Le syndicat a invité Jean Hébert à participer, mais ignore encore s’il s’y présentera.

Les membres pourront alors se prononcer pour l’adoption d’une éventuelle entente de principe ou pour un « arrêt de travail », ce qui impliquerait le maintien de services essentiels.