La ministre Stéphanie Vallée

Financement en santé : il ne faut pas sauter aux conclusions, prévient Vallée

«Il y a toujours matière a améliorer l’offre de service aux citoyens, mais de hurler et de prétendre que nous ne sommes pas considérés, je ne trouve pas ça honnête intellectuellement. On ferme sciemment les yeux sur les dernières années lors desquelles il y a eu de gros efforts de faits», lance la ministre responsable de l’Outaouais, Stéphanie Vallée, à la suite de la publication de l’étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) à l’effet que la région de l’Outaouais est sous-financée en matière de santé et d’éducation postsecondaire.

Comme ses collègues Maryse Gaudreault et Gaétan Barrette, elle est d’avis que beaucoup de projets bénéfiques pour la région se sont concrétisés et que la réalité des services de santé consommés en Ontario est là pour rester. 

«Maintenant, est-ce qu’on doit rapatrier ce qu’on peut rapatrier? La réponse est oui. C’est pour ça qu’on a investi, par exemple, avec l’unité de naissances de l’Hôpital de Gatineau, la Maison de naissance, l’urgence pédiatrique, etc. Ça a permis de rapatrier une certaine partie de la clientèle, mais on en aura toujours qui a besoin de services ultra-spécialisés, et ces services-là, à défaut de pouvoir les développer ici parce qu’on n’a pas la masse critique, permettons à notre population d’y avoir accès a proximité, J’espère que jamais une formation politique va dire non, non, vous allez aller à Montréal. Ce serait complètement déraisonnable et inacceptable pour notre population», lance Mme Vallée.