Réjean Hébert

Faculté de médecine: la région a besoin d'un «champion»

Le ministre de la Santé du Québec, Réjean Hébert, s'attend à ce que le milieu médical de la région se désigne un porteur de ballon, «un champion», pour faire progresser le projet de création d'une faculté satellite de médecine en Outaouais.
C'est en substance le message qu'a voulu lancer le ministre à différents intervenants du milieu de la santé lors de sa récente visite dans la région. L'attaché de presse du ministre, Ariane Lareau, confirme l'information. «Ce que le ministre a dit, c'est que le milieu doit se nommer un champion - de préférence un médecin omnipraticien - pour représenter la région et faire avance le projet», dit-elle.
Préjugé favorable
«Le ministre Hébert a clairement un préjugé favorable à la création de cette faculté satellite, indique Gilbert Langelier, porte-parole du groupe Santé Outaouais 20/20. Nous avons eu un entretien avec le ministre et il reconnaît que d'offrir la formation médicale complète dans la région est un bon moyen d'attirer et retenir des médecins. Il ne nous a pas annoncé officiellement la création de la faculté satellite, mais le ministre est visiblement d'avis que le terrain est prêt et qu'il a été bien préparé pour ça.»
L'expérience de Saguenay
M. Langelier rappelle que le ministre Hébert était doyen de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke lorsque la faculté satellite de médecine a été créée à l'Université du Québec à Chicoutimi en collaboration avec l'Université de Sherbrooke.
«Le ministre était aux premières loges, il a participé de près à la création de ce modèle, explique M. Langelier. Il croit fermement en la décentralisation de la formation médicale.»
De fait, le ministre Hébert a pris la parole pour vanter les mérites de la formation médicale décentralisée lors du Colloque sur la formation des médecins en région, à Saguenay, en octobre dernier.
Selon lui, la formation médicale à Saguenay a eu des apports économiques et sociaux importants.