Faculté de médecine: année préparatoire en français, réclame Santé Outaouais 2020

Santé Outaouais 2020 estime que les dirigeants de l’Université McGill ont manqué de transparence en offrant l’année préparatoire au programme de médecine pour les cégépiens en anglais et à Montréal.

Vendredi, Le Droit dévoilait que ce programme préparatoire — obligatoire pour tous les candidats qui sortent du cégep — est seulement «offert en anglais», à Montréal, par la faculté des sciences de l’Université McGill.

Le président de Santé Outaouais 2020, Andrew Gibson, et le vice-président, Gilbert Langelier, ont tenu à réagir à cette nouvelle. À plusieurs reprises en entrevue, ils se sont dits «déçus» de cette situation, rappelant qu’en 2016, McGill avait dû revoir son plan qui était d’offrir 10% de la formation en anglais à la faculté satellite de médecine à Gatineau, dont 50% des cours durant les 18 premiers mois.

«On pensait avoir gagné la bataille, mais on est encore obligé de prendre ce dossier-là parce que McGill a manqué de transparence», soutient M. Langelier.

Santé Outaouais 2020 et plusieurs autres intervenants — dont la Coalition avenir Québec, qui forme désormais un gouvernement majoritaire — craignaient, en 2016, qu’une formation dans les deux langues fasse en sorte que le programme ne soit accessible qu’aux étudiants déjà bilingues.

Aujourd’hui, la priorité demeure l’accueil des premiers étudiants de médecine en Outaouais comme prévu, en 2020. Pour Santé Outaouais 2020, l’Université McGill dispose encore d’un délai raisonnable pour que son programme préparatoire soit offert en français. M. Gibson s’inquiète également de savoir que cette partie de la formation sera offerte uniquement à Montréal.

«Toute l’idée d’avoir une faculté satellite dans la région, c’est pour former les gens d’ici, pour qu’à la suite de leurs études, ils puissent pratiquer ici, soutient Andrew Gibson. Même si McGill l’offrait en français, sur leur campus de Montréal, ça serait mieux, mais pour nous, le gouvernement et McGill doivent travailler pour que le programme soit offert en entièreté, incluant l’année préparatoire, ici en Outaouais afin que les étudiants puissent compléter tout leur cycle d’études dans la région.»

«On s’attend à ce que le gouvernement, en particulier le ministre Mathieu Lacombe, intervienne fortement auprès des ministres de la Santé et les autres pour que l’année préparatoire se donne en français, dans la région», renchérit Gilbert Langelier.