Le patron du CISSSO, Jean Hébert, a présenté un budget équilibré pour l’exercice financier 2017-2018.

Équilibre budgétaire pour le CISSSO

Les projections laissaient présager des chiffres dans le rouge le printemps dernier, mais le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a finalement réussi à boucler l’exercice financier 2017-2018 avec un équilibre budgétaire.

C’est ce qui a été annoncé jeudi lors d’une séance spéciale du conseil d’administration tenue à l’Hôpital de Hull, l’organisation se félicitant d’avoir pu atteindre cet objectif pour une troisième année consécutive, « malgré les nombreux défis qui se se sont posés, tels que l’augmentation des coûts des médicaments en oncologie, la hausse des volumes d’activités et les défis reliés au recrutement de la main-d’œuvre. »

Dans les faits, l’organisation a même réussi à clore son année terminée le 31 mars dernier avec un léger surplus de près de 38 000 $, un montant provenant du fonds d’exploitation. Le rapport financier, audité par la firme Deloitte, fait aussi état d’un surplus de 517 000 $ au fonds d’immobilisation.

Le CISSSO souligne que le financement additionnel accordé ce printemps par le ministère de la Santé et des Services sociaux, lequel s’élève à plus de 12 millions $, aura certes fait la différence et permis d’éponger le déficit anticipé. Pas plus tard qu’en mars dernier, le CISSSO affichait un déficit de 6,6 millions $, mais le tir a finalement pu être corrigé dans les semaines suivantes.

Des montants supplémentaires ont été octroyés pour compenser la hausse des coûts de médicaments (1,8 M$) et la hausse des volumes (5 M$). Le déploiement de l’offre de services en soutien à domicile, un aspect pour lequel l’organisation a bien tiré son épingle du jeu, a également permis d’obtenir 5,5 M$ de la part de Québec.

« Comme je le disais à l’époque, on visait toujours l’équilibre. On avait un enjeu, soit le coût des médicaments, notamment oncologiques, c’était trois millions $ de plus. Là, on a réussi à obtenir un financement récurrent. Vous savez, un traitement de cancer peut coûter 150 000 $. La question budgétaire, ce n’est pas un enjeu, c’est une question clinique. [...] D’autre part, depuis trois ans, les hospitalisations et le volume de visites aux urgences de l’Ontario sont en baisse. Il y a moins de consommation. Et en termes de soutien à domicile, on a vraiment été très performant », a affirmé le président-directeur général Jean Hébert pour expliquer ce revirement.

Le budget d’exploitation de l’organisation s’élève à près de 900 millions $.

La prochaine réunion du conseil d’administration aura lieu le 21 juin.