La présidente nationale de l'APTS, Andrée Poirier, était à Gatineau mardi afin de soutenir ses membres.
La présidente nationale de l'APTS, Andrée Poirier, était à Gatineau mardi afin de soutenir ses membres.

Droit aux vacances: la grogne se poursuit chez les syndiqués du CISSSO

La grogne ne s'estompe pas chez les syndiqués du réseau de la santé de l'Outaouais, qui réclament le droit aux vacances prévues dans les conventions collectives.

Une trentaine de membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et de services sociaux de l'Outaouais (STTSSSO-CSN) et de la section régionale de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS-Outaouais) ont participé à une séance de yoga, mardi midi sur un terrain voisin de l'Hôpital de Hull, afin de faire savoir à leur employeur qu'ils ont besoin de repos.

Des syndiqués du CISSSO ont pris part à une séance de yoga mardi.

«On était déjà à bout de souffle avant la pandémie, a mentionné Daniel Roy, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN. La pandémie nous a fatigués encore plus.»

Les syndicats ont souligné qu'ailleurs au Québec, «plusieurs» établissements de santé ont conclu des ententes prévoyant que leurs employés pourront obtenir les vacances prévues dans leur contrat de travail.

La présidente nationale de l'APTS, Andrée Poirier, était à Gatineau mardi afin de soutenir ses membres. Elle s'étonne de voir que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) n'a pas encore réglé le dossier des vacances estivales, alors que la région n'est pas une «zone rouge» de COVID-19. «Comment se fait-il, encore, qu'on quémande une entente pour pouvoir se reposer?», a lancé Mme Poirier.


« On était déjà à bout de souffle avant la pandémie. »
Daniel Roy

Les syndicats estiment que l'imposition d'une limite de deux semaines de vacances, rendue possible en vertu d'un arrêté ministériel, sert dans certains cas à régler des problèmes de pénurie de main-d'oeuvre qui existaient bien avant la pandémie.

La présidente du STTSSSO-CSN, Josée McMillan, a fait savoir qu'une rencontre avec la partie patronale est prévue mercredi, afin de faire le point sur la situation.

La semaine dernière, des dizaines de syndiqués du CISSSO avaient manifesté devant des bureaux de l'organisation afin de faire connaître leur mécontentement dans ce dossier.