Selon le CISSSO, le bris de service en chirurgie générale s’étendra de 8h, samedi matin, jusqu’à 8h lundi matin.

Double rupture de services à l'Hôpital du Pontiac

Une double rupture de services frappe l’Hôpital du Pontiac, où il n’y a ni chirurgien ni obstétricien de garde pour la fin de semaine.

Selon ce qu’a indiqué vendredi le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), le bris de service en chirurgie générale s’étendra de 8 h, samedi matin, jusqu’à 8 h lundi matin.

En obstétrique, le service est interrompu depuis 8 h, vendredi matin, et reprendra lundi à 8 h.

« Les cas de traumatologie sont dirigés vers le centre de traumatologie le plus près, selon le cas », note le CISSSO, en précisant que « les chirurgiens des hôpitaux de Gatineau et de Hull se concertent pour assurer le suivi de la condition clinique » des patients.

Le CISSSO souligne dans un communiqué que « l’ensemble des postes en chirurgie » sont pourvus dans le Pontiac, de sorte que « l’absence du médecin de garde est temporaire et considérée comme une situation exceptionnelle ».

Le bloc opératoire de Shawville poursuivra tout de même ses activités pour les chirurgies spécialisées. 

La ministre de la Santé, Danielle McCann, a récemment affirmé qu’une entente « devrait être signée » ce mois-ci avec l’Association québécoise de chirurgie et la Fédération des médecins spécialistes du Québec pour assurer la couverture en chirurgie dans les hôpitaux qui se retrouvent avec un bris de service à l’horizon.

L’Hôpital de Maniwaki a aussi été touché par de tels bris au cours des derniers mois.

« On est vraiment en mode solution », a affirmé vendredi le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, sans pouvoir s’avancer sur l’avancement des discussions visant à ce qu’une entente soit rapidement conclue.

Accouchements

Le CISSSO a fait savoir que pendant le bris de service en obstétrique dans le Pontiac, les femmes enceintes ou en travail seront « réorientées soit vers les hôpitaux de Gatineau ou de Pembroke », sur la rive ontarienne.

Le ministre Lacombe a souligné à cet égard qu’il préférerait « que les soins soient donnés au Québec », mais que l’accès le plus rapide doit demeurer la priorité.

« Pour moi, l’important, c’est qu’il y ait un soin qui soit donné, a-t-il mentionné. On parle de la santé et de la sécurité, de la vie des gens. »