Diabète de type 1: des parents réclament le remboursement des systèmes de surveillance en continu

L’Association des parents d’enfants diabétiques a interpellé le gouvernement Legault jeudi afin que la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) rembourse les coûteux systèmes de surveillance du glucose en continu pour les enfants atteints du diabète de type 1.

Selon l’Association, le coût de ces nouvelles technologies «hautement efficientes» prive actuellement les familles d’y avoir accès. Elle souligne que la gestion du diabète de type 1, dont seraient atteintes entre 30 000 et 50 000 personnes au Québec, est «extrêmement complexe et énergivore». 

«Avec ces systèmes de surveillance du glucose en continu, il est possible de suivre en temps réel la fluctuation du taux de sucre de l’enfant diabétique, même à distance», explique l’Association dans un communiqué. 

Sa présidente, Michaella Étienne, utilise pour sa fille diabétique le Dexcom, qui coûte annuellement près de 5000$ (le système inclut un appareil et des cartouches qui doivent être changées aux 14 jours). 

Complications coûteuses

«Les enfants font partie des personnes vulnérables de notre société que l’on doit veiller à protéger, sans discrimination pour leur condition médicale. En ce moment, les contribuables paient pour l’absence de ressources qu’on offre aux personnes atteintes du diabète de type 1: ils paient pour les complications, souvent aiguës et chroniques, qu’on pourrait aisément éviter si on s’en donnait les moyens collectivement», expose Mme Étienne.

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune chronique qui peut causer des complications à court terme (convulsion, perte de connaissance, acidocétose, coma, mort) et à long terme (dommages nerveux, au cœur, aux reins et aux yeux, fractures osseuses) en l’absence d’un contrôle rigoureux des niveaux glycémiques, précise-t-on dans une pétition de plus de 6400 noms déposée à l’Assemblée nationale.

Évaluation en cours

L’Association rappelle que, de façon générale, les assurances privées n’ont comme obligation que de rembourser les accessoires médicaux qui sont couverts par la RAMQ.

À l’heure actuelle, la RAMQ ne rembourse que le système Freestyle Libre, mais celui-ci n’est pas homologué pour les personnes de moins de 18 ans, précise une porte-parole du ministère de la Santé, Marie-Claude Lacasse. 

Le dispositif Dexcom fait actuellement l’objet d’une évaluation à l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). Le ministère de la Santé attend le dépôt de l’avis de l’INESSS avant de décider si ce système doit ou non être remboursé par la RAMQ.