Développement d'un centre mère-enfant

Le gouvernement du Québec est en train de mettre la table pour la plus importante vague de rapatriement de soins de santé en Outaouais en près de trois décennies et la cible est résolument tournée vers les services à l'enfance. À terme, Gatineau aura l'équivalent des services pédiatriques qu'offre un centre mère-enfant.
Un premier pas en ce sens a été fait, hier, par le ministre de la Santé, Réjean Hébert, avec l'annonce d'un investissement de 1,37 million$ pour augmenter de 12 à 14 le nombre de lits à l'unité de néonatalogie à l'Hôpital de Gatineau. L'Outaouais pourra ainsi offrir plus de soins spécialisés aux nouveaux-nés.
Aussi, des dizaines d'enfants diabétiques n'auront plus à se déplacer à Ottawa pour obtenir des soins.
La Clinique de diabète pédiatrique a reçu de l'argent afin de faire l'acquisition de nouveau matériel spécialisé.
Il ne s'agit toutefois là que d'un début, a assuré le ministre Hébert.
Ce dernier s'est engagé à rapatrier, à Gatineau, entre 400 et 500 accouchements par année qui se font actuellement dans les établissements de santé d'Ottawa.
«Ce que nous annonçons aujourd'hui en néonatalogie va s'arrimer avec ce que nous voulons faire en obstétrique, explique le ministre. Nous discutons encore avec le Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG) pour décider de la meilleure stratégie à aborder. Nous devrions avoir pris une décision en février. Nous aurons d'autres annonces à faire dans quelques semaines.»
En septembre dernier, LeDroit révélait que le plan de rapatriement des soins proposé par l'Agence de la santé de l'Outaouais nécessitait un investissement de départ de plus de 10 millions$.
«Nous planifions actuellement une augmentation de notre capacité en obstétrique, explique le président-directeur général de l'Agence de la santé, Jean Hébert. Nous voulons revoir notre approche dans ce domaine pour être à la fois compétitifs et pour offrir une expérience plus agréable pour la femme, la famille et l'enfant. Nous sommes en train de développer les services cliniques qu'on retrouve dans un centre mère-enfant.»
Le patron de l'Agence précise que l'Outaouais dispose actuellement de 13 pédiatres. Ils seront 15 en 2015. «Nous avons ce qu'il faut pour offrir un service et une accessibilité améliorés», ajoute M. Hébert. Le réseau de la santé peut même travailler sur une éventuelle urgence pédiatrique qui permettrait à des milliers de parents d'éviter de se rendre au CHEO pour des soins non-urgents, laisse-t-il entendre.
Ophtalmologie
À la pédiatrie se sont aussi ajoutés des investissements dans le domaine de l'ophtalmologie de l'ordre de 2,55 millions$. Ce financement permettra d'augmenter de façon importante le nombre d'interventions pour les chirurgies de la cataracte, ainsi que le nombre d'injections pour le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge.
Selon le ministre, les actions présentement mises en place et celles qui suivront dans les prochaines semaines permettront de rapatrier 40% des activités médicales réalisées à Ottawa pour des patients québécois. Québec est aussi confiant de réduire de 40% ses dépenses pour faire soigner ses patients à Ottawa. L'an passé, cela a représenté une dépense de 117 millions$.