Des travailleurs de la santé ont tenu un sit-in lundi midi dans plusieurs hôpitaux de l’Outaouais afin de dénoncer leurs conditions de travail.

Des sit-in à l’hôpital de Hull

Des travailleurs de la santé ont tenu un sit-in lundi midi dans plusieurs hôpitaux de l’Outaouais afin de dénoncer leurs conditions de travail.

À l’Hôpital de Hull seulement, entre 11h et 13h, environ une centaine de syndiqués ont pris un peu de temps sur leur pause du dîner pour aller occuper le hall d’entrée donnant sur le boulevard Lionel-Émond.

Le geste se voulait « symbolique », affirme la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais (STTSSSO), Josée McMillan, qui représente quelque 4200 employés du réseau.

Surcharge de travail, manque de personnel et heures supplémentaires sont au nombre des éléments ayant été dénoncés par les syndiqués. « Tout le monde avait un autocollant montrant une batterie faible, et on a remis un beigne à chaque membre pour leur redonner de l’énergie », a indiqué Mme McMillan.

La présidente du STTSSSO dit par ailleurs ne pas avoir apprécié des propos de la députée de Hull, Maryse Gaudreault, citée dans une chronique du Droit samedi. Mme Gaudreault y déclarait que « quand on dépeint tout le temps en noir un réseau ou une industrie, les gens ne veulent pas y aller ».

« Je l’invite à travailler sur nos départements pendant une semaine, a répliqué Mme McMillan. J’espère pour elle qu’elle a un médecin de famille, parce qu’elle va en avoir besoin après une semaine dans nos établissements. »

Le STTSSSO, affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), prévoit organiser d’autres activités de visibilité, a fait savoir Mme McMillan.

Au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), on affirme être « au courant des revendications des syndiqués ».

« On travaille très fort pour recruter dans toutes les catégories d’emplois pour notre organisation, et on continue de travailler et de collaborer avec la CSN pour trouver des solutions aux problématiques soulevées, cependant nous ne négocierons pas sur la place publique », a réagi la porte-parole du CISSSO, Geneviève Coté.