Les employés concernés saluent la valorisation que le titre d’agent d’intervention en milieu psychiatrique apporte à leur profession.

Des préposés du CISSSO obtiennent le titre d'agents d'intervention

Après des années de revendications syndicales, quelque 90 postes de préposés aux bénéficiaires œuvrant dans diverses unités de santé mentale de l’Outaouais ont été convertis en postes d’agents d’intervention en milieu psychiatrique (AIMP).

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais (STTSSSO-CSN) voit comme une véritable «victoire» la reclassification des postes de préposés aux bénéficiaires, une mesure réclamée depuis longtemps en raison des spécificités du travail auprès des patients devant composer avec des problèmes de santé mentale.

Le nouveau titre d’AIMP est entré en vigueur dimanche pour les employés concernés, qui travaillent dans les unités du Centre hospitalier Pierre-Janet, dans trois unités de santé mentale aux hôpitaux de Hull et de Gatineau et dans deux résidences où la clientèle a de graves troubles de comportement.

La présidente du STTSSSO-CSN, Josée McMillan, a indiqué que l’entente permettant d’en arriver à la reclassification a été conclue en novembre dernier avec le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO). De nombreux griefs avaient été déposés dans ce dossier au fil des ans. Le titre d’AIMP existait déjà ailleurs en province, mais dans la région, l’employeur «ne voulait pas» le reconnaître, a mentionné Mme McMillan.

Les détenteurs d’un poste d’AIMP auront droit à un salaire majoré de 0,82$/heure, avec rétroaction «à partir de 2014», a précisé Mme McMillan.

Cette dernière a souligné que le travail des AIMP diffère de celui des préposés aux bénéficiaires œuvrant dans les milieux de soins physiques parce qu’ils font «plus d’interventions» auprès des patients.

Faisant lui-même partie des nouveaux AIMP, Sébastien Pilon salue la «valorisation» que ce titre apporte. «Au niveau des fonctions qu’on occupe, c’est totalement différent de ce qui se passe en CHSLD ou même en santé physique, dit-il. On ne dénigre aucunement ces fonctions-là parce que […] c’est des gens de cœur qui occupent ces fonctions-là, mais nous, c’est quand même un métier différent. […] J’espère que l’employeur va nous impliquer davantage dans tous les plans d’intervention auprès de la clientèle.»

Le syndicat espère aussi que ce changement aidera au recrutement et à la rétention dans les unités de santé mentale.