Identifiée depuis 2011 comme étant une priorité pour le département de radio-oncologie, l’implantation d’une technique spécialisée déjà utilisée dans 11 des 13 centres de cancérologie de la province est sur le point de se réaliser au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

Des outils plus précis bientôt à Gatineau

Identifiée depuis 2011 comme étant une priorité pour le département de radio-oncologie, l’implantation d’une technique spécialisée déjà utilisée dans 11 des 13 centres de cancérologie de la province est sur le point de se réaliser au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

En juin 2016, les radio-oncologues du CISSSO ont dénoncé, en s’adressant au directeur des services professionnels de l’organisation, un « retard » dans la mise en œuvre de la stéréotaxie pour traiter principalement « les patients atteints de cancers du poumon, de tumeurs cérébrales ainsi que les métastases cérébrales ».

Les radio-oncologues soulignaient dans leur lettre que « tous les centres de cancérologie du Québec, à l’exception du CISSSO et du CISSS de Rimouski, offrent maintenant les traitements de stéréotaxie », une technique offrant plus de précision. Les médecins indiquaient que le CISSSO offre la stéréotaxie pour le cancer du poumon, mais « avec une méthode non optimale ».

« De plus, actuellement, les patients nécessitant de la stéréotaxie au niveau de la tête doivent être référés à Montréal, alors que nous avons l’expertise médicale et que nous possédons déjà l’appareil X-Ray Knife », poursuivaient les radio-oncologues.

En entrevue, le président-directeur général adjoint du CISSSO, le Dr Daniel Tardif, affirme que c’est « à juste titre » que les radio-oncologues réclament « les équipements les plus précis possible » afin de pouvoir « isoler les masses ».

Le Dr Tardif a indiqué que le CISSSO a obtenu l’autorisation de Québec de devancer le renouvellement de deux accélérateurs linéaires, qui ne devaient être changés qu’en 2019 et 2021. Le processus d’acquisition de ces appareils pourrait commencer dès le mois prochain.

Mais pour offrir la stéréotaxie, il faut un investissement supplémentaire d’environ 750 000$ par appareil. « Ces deux morceaux-là, c’est 1,5 million$, donc si on a l’argent pour les accélérateurs, on n’a pas nécessairement l’argent pour la stéréotaxie », note le Dr Tardif. Le CISSSO n’écarte donc pas la possibilité de demander un soutien à la Fondation santé Gatineau.

« On sait qu’il y a un peu d’argent à la fondation, si jamais on n’a pas suffisamment d’argent qui vient de Québec, pour acheter les modules complémentaires dont on a besoin », a mentionné le Dr Tardif en précisant que le CISSSO souhaite « que les deux accélérateurs puissent faire de la stéréotaxie ».