«Le gouvernement souhaite maximiser l’utilisation de nos salles d’opération», a déclaré la ministre responsable de l’Outaouais, Stéphanie Vallée.

Des «moyens» pour réaliser les chirurgies

La ministre responsable de l’Outaouais, Stéphanie Vallée, assure que des « moyens » sont mis de l’avant afin que les chirurgies n’ayant pas pu être réalisées au cours des derniers mois à l’Hôpital de Hull « puissent avoir lieu ».

Alors que Le Droit révélait lundi que des centaines de chirurgies n’ont pas été réalisées cette année à l’Hôpital de Hull en raison d’une pénurie d’infirmières ayant forcé la fermeture de lignes opératoires, la ministre Vallée estime que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) « est très actif pour recruter du personnel ».

Mme Vallée affirme que « le gouvernement met les moyens en place pour que ces chirurgies-là puissent avoir lieu [...] partout sur le territoire ». « On a un centre régional de santé, a-t-elle mentionné. Ce que ça veut dire, ça, c’est que des services sont offerts sur l’ensemble du territoire. Il y a une possibilité d’obtenir des chirurgies parfois dans des centres hospitaliers qui sont en dehors du centre et il y a des disponibilités. Le gouvernement souhaite maximiser l’utilisation de nos salles d’opération. »

La ministre responsable de l’Outaouais a indiqué que des salles de chirurgies sont notamment disponibles à Maniwaki et Shawville. Mais « pour toutes sortes de raisons, ça semble plus difficile de pouvoir occuper ces temps-là qui sont mis à la disponibilité des citoyens», a ajouté Mme Vallée en rappelant que des négociations sont en cours entre Québec et les médecins spécialistes. «On doit prendre cet élément-là dans la balance lorsqu’on analyse l’ensemble de l’oeuvre», dit-elle.

Dans une lettre évoquant une crise «majeure» envoyée à la direction du CISSSO le mois dernier, les chirurgiens et anesthésiologistes de l’Hôpital de Hull se questionnaient sur la pertinence d’envoyer des patients du secteur urbain subir des opérations à des dizaines de kilomètres de chez eux, tout en affirmant qu’il manque «l’équivalent d’un hôpital de 200 lits tous les services associés pour servir la population de façon adéquate».

Selon nos informations, il serait complexe de transférer plusieurs types de cas – dont ceux relevant de la neurochirurgie, par exemple – vers des hôpitaux ruraux, en raison du manque d’équipement adéquat et du besoin de services spécialisés pour les suivis ou en cas de complications.

«Dans un avenir rapproché, il est nécessaire d’évaluer l’offre de service régionale en fonction des besoins de la population et de ce qui est offert dans les autres régions du Québec afin de normaliser la situation, écrivaient les médecins spécialistes dans leur lettre. Serait-il temps enfin de développer un vrai centre régional ?»