La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Nancy Bédard, était de passage à Gatineau pour la deuxième fois en quelques semaines, vendredi.

Des inhalothérapeutes manifestent contre les heures supplémentaires obligatoires

Une soixantaine d’inhalothérapeutes provenant de diverses régions de la province ont manifesté, vendredi à Gatineau, pour demander à leur ordre professionnel de prendre position publiquement contre les heures supplémentaires obligatoires.

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a profité de la tenue du congrès et de l’assemblée générale annuelle de l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec (OPIQ), au Hilton du Lac-Leamy, pour inviter ses membres à réclamer une intervention dans le dossier des heures supplémentaires obligatoires.

Installés près de l’entrée de l’hôtel, les manifestants ont scandé divers slogans, comme « professionnelles épuisées, patients en danger » et « difficile d’être motivée quand t’as plus le temps de respirer ».

Alors que les ordres professionnels des infirmières et des infirmières auxiliaires ont déjà pris position publiquement sur le recours aux heures supplémentaires obligatoires dans le réseau de la santé, la présidente de la FIQ, Nancy Bédard, déplore que l'OPIQ soit « silencieux ».

« Les conditions de travail, notamment la surcharge et le temps supplémentaire obligatoire, sont extrêmement difficiles pour les professionnelles en soins et mettent vraiment en cause la qualité et la sécurité des soins, a mentionné en entrevue la présidente de la centrale syndicale. De plus en plus, nos inhalothérapeutes font beaucoup de temps supplémentaire obligatoire et en plus, elles font beaucoup, beaucoup de gardes. »

Mme Bédard affirme que l’OPIQ a été interpellé plus d’une fois à ce sujet. 

Elle ne comprend pas pourquoi l’ordre professionnel ne se prononce pas publiquement dans le dossier des heures supplémentaires obligatoires, alors que « les conditions de travail sont intimement liées » au mandat de protection de la population de l’OPIQ, dit-elle.

L’OPIQ n’a pas souhaité, vendredi, réagir à cette manifestation de la FIQ.