Des seringues et d'autres déchets biomédicaux ont été aperçus au sol, près d’un compacteur de l’Hôpital de Gatineau
Des seringues et d'autres déchets biomédicaux ont été aperçus au sol, près d’un compacteur de l’Hôpital de Gatineau

Des déchets biomédicaux au sol près de l’Hôpital de Gatineau

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Des déchets biomédicaux jonchant le sol ont été observés, à plus d’une reprise au cours des dernières semaines, dans la zone réservée aux livraisons de l’Hôpital de Gatineau.

À trois moments différents au cours des dernières semaines, plusieurs déchets biomédicaux comme des seringues avec aiguille et des tubes de prélèvement ont été aperçus au sol, près d’un compacteur se situant dans la zone où doivent se rendre les différents fournisseurs effectuant des livraisons à l’Hôpital de Gatineau. Il s’agit d’un secteur isolé à l’arrière de l’hôpital, dont l’accès n’est pas toutefois pas protégé par une barrière.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a affirmé, mercredi, que les déchets en question avaient été stérilisés avant d’atterrir sur la chaussée dans la zone de livraison de l’hôpital.

Peu de temps après avoir reçu les photos envoyées par Le Droit, le CISSSO a fait savoir que «des mesures ont été prises rapidement pour corriger cette situation». L’organisation assure aussi qu’«une inspection des lieux est faite de façon récurrente afin de respecter la propreté de l’endroit».

«Des mesures ont été prises rapidement pour corriger cette situation», a indiqué le CISSSO.

La porte-parole du CISSSO, Patricia Rhéaume, a fait savoir que la situation observée ces dernières semaines découle du fait que pendant la période estivale, la compagnie responsable de vider le compacteur «venait à des heures où il n’y avait pas de personnel» de l’hôpital pour s’assurer de la propreté des lieux par la suite. «C’est certain qu’il y avait des résidus qui restaient [au sol]», a reconnu Mme Rhéaume.

Cette dernière note que «tout a été nettoyé» et que l’entreprise s’occupant de vider le compacteur a été avisée de se présenter seulement à des heures où un membre du personnel du CISSSO peut être sur place.

Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) souligne sur son site Internet que «les déchets biomédicaux présentent des risques pour la santé des travailleurs des établissements de santé et pour celle des personnes qui les manipulent lors des différentes étapes de collecte, d’entreposage, de transport et de traitement».

«S’ils sont mal gérés, la population risque, elle aussi, d’être mise en contact avec ces déchets», poursuit le MELCC, qui précise qu’au Québec, près de 85% des déchets biomédicaux sont générés par les hôpitaux.