La députée de Gatineau et ministre responsable de l’Outaouais, Stéphanie Vallée, a accueilli avec « beaucoup d’étonnement » la sortie de la préfète de la MRC Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, contre les changements survenus ces dernières années dans le réseau régional de la santé.

Des critiques qui étonnent Vallée

La députée de Gatineau et ministre responsable de l’Outaouais, Stéphanie Vallée, a accueilli avec « beaucoup d’étonnement » la sortie de la préfète de la MRC Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, contre les changements survenus ces dernières années dans le réseau régional de la santé.

Alors que Mme Lamarche affirmait dans nos pages, mardi, que la création du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a « tout détruit le système dans la Vallée-de-la-Gatineau », Mme Vallée est loin d’abonder dans le même sens. La ministre affirme d’ailleurs ne pas avoir été interpellée sur le sujet par les maires ayant adopté unanimement, il y a deux semaines, deux résolutions pour dénoncer la situation et exiger un meilleur financement régional en santé.

« J’ai été étonnée par la sortie de Mme Lamarche, que je connais quand même depuis plus de 20 ans, a réagi la ministre. Moi, je rencontre de façon assez régulière les maires du conseil [de la MRC], […] mais lors de notre rencontre il y a un peu moins d’un mois, aucune de ces questions n’a vraiment été abordée, alors c’est avec beaucoup d’étonnement que j’ai pris connaissance de [l’article du Droit]. »

La députée de Gatineau estime que depuis son entrée en politique en 2007, « il y a eu énormément d’amélioration ». « On peut voir les ratés du système, c’est vrai, mais le système de santé, ça fait des années qu’il est critiqué. Ce que j’ai vu depuis 2014, ce sont des efforts considérables de la part de mon collègue Gaétan Barrette pour tenter de redresser une situation qui était critique depuis très longtemps. Quand on fait de tels changements, c’est certain qu’il risque d’y avoir des insatisfactions, mais au bout de l’exercice, il faut regarder où on est rendu. »

Mme Vallée souligne ainsi que 90 % des résidents de la Haute-Gatineau ont désormais accès à un médecin de famille, et que les services ont été accrus, entre autres pour les soins à domicile.

En ce qui concerne les critiques sur la nourriture et la centralisation de la préparation des repas des centres d’hébergement à l’Hôpital de Maniwaki, Stéphanie Vallée note que « l’objectif de tout ça, ce n’est pas de réduire la qualité de la nourriture ». « Au contraire, c’est d’assurer une économie d’échelle », dit-elle.

Alors que de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux font état de différentes lacunes dans les services alimentaires des établissements de la Haute-Gatineau, le CISSSO rétorque que malgré la préparation des repas à l’externe, « il y a toujours du pain et des collations disponibles pour les résidents » des centres d’hébergement.

La responsable des services alimentaires de l’organisation ira tout de même rencontrer les résidents du Foyer Père Guinard de Maniwaki et leurs proches, le 19 avril, « pour répondre à leurs questions et leur expliquer la réorganisation », a fait savoir la porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté.