L’arrivée d’un deuxième appareil d’imagerie par résonance magnétique se fait toujours attendre en Outaouais.

Des appareils d’IRM qui se font attendre en Outaouais

Annoncée en grande pompe par l’ancien ministre de la Santé en mai 2018, l’arrivée d’un deuxième appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM) à l’Hôpital de Hull ne se concrétisera pas avant l’été 2020, a appris Le Droit. Pendant ce temps, quelque 5000 patients de l’Outaouais sont en attente pour subir un examen avec cette technologie.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a lancé, au début du mois, un appel d’offres pour le « réaménagement du secteur de résonance magnétique » de l’Hôpital de Hull, un projet d’une valeur estimée entre 731 000 $ et 5 millions $. Cette procédure survient donc un an après l’annonce de l’ex-ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui n’avait à l’époque pas été en mesure d’indiquer à quel moment l’appareil serait fonctionnel.

Le délai observé s’explique, selon le CISSSO, par l’obligation de « suivre les calendriers des activités des autorités des marchés financiers » pour un appel d’offres de cette ampleur. L’organisation prévoit donc que ce n’est qu’en juillet 2020 que les travaux de rénovation et l’installation du deuxième appareil seront terminés.

À la mi-mai, le CISSSO comptait 5067 patients en attente pour un examen d’IRM. Pour les cas prioritaires, l’attente moyenne au CISSSO est de deux semaines, ce qui correspond à la cible. Pour les cas moins urgents, la moyenne actuelle est de six mois, alors que la cible est de trois mois.

La directrice adjointe des services diagnostiques au sein de la direction des services professionnels du CISSSO, Marie-Ève Cloutier, a indiqué au Droit que le cas « le plus vieux » — qui est non urgent — est sur la liste d’attente pour un examen d’IRM depuis un an et deux mois.

Hôpital de Gatineau

Une attente similaire devrait être observée pour la mise en fonction du premier appareil d’IRM de l’Hôpital de Gatineau, qui sera le troisième du CISSSO.

La ministre de la Santé, Danielle McCann, avait annoncé en janvier dernier l’octroi de 6 millions $ pour l’achat, l’aménagement et l’installation de l’appareil.

Le gouvernement avait alors souligné que cet appareil favoriserait « une détection précoce du cancer ».

« En plus de venir combler divers besoins cliniques du centre de cancérologie de l’Hôpital de Gatineau, cet ajout permettra de réduire le recours aux examens présentement effectués en Ontario », pouvait-on lire dans le communiqué du gouvernement.

De tels résultats ne seront toutefois pas immédiats, car il faudra attendre au moins deux ans avant que l’appareil de l’Hôpital de Gatineau puisse recevoir ses premiers patients. « Il faut vraiment réfléchir comme il faut à l’emplacement, on est vraiment dans la planification », a expliqué Mme Cloutier.