Le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN, Daniel Roy
Le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN, Daniel Roy

Des «anges gardiens» demandent au gouvernement de passer de la parole aux actes

Estimant être traités comme «des robots», des syndiqués du réseau de la santé de l'Outaouais invitent le gouvernement Legault à passer de la parole aux actes pour le rehaussement de leurs salaires, mais aussi de leurs conditions de travail.

Des membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Vigi de l'Outaouais ont manifesté, mercredi midi devant l'établissement du secteur Gatineau, dans l'espoir que leur message se rende à Québec.

Le CHSLD Vigi de l'Outaouais est un centre privé conventionné, ce qui signifie qu'il appartient au secteur privé, mais qu'il héberge des usagers du réseau public. Les travailleurs y ont les mêmes conditions que dans le système public.

«[Il y a] beaucoup d'heures supplémentaires, on est épuisés […], c'est difficile», a laissé tomber la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHSLD Vigi de l'Outaouais, Chantal Morin.

Des membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Vigi de l'Outaouais ont manifesté, mercredi midi devant l'établissement du secteur Gatineau, dans l'espoir que leur message se rende à Québec.

Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Outaouais-CSN, Alfonso Ibarra Ramirez, a indiqué qu'«il y a actuellement six postes de préposés aux bénéficiaires qui ne sont pas comblés» dans ce centre du boulevard de l'Hôpital.«Ça vient créer une surcharge de travail qui est encore plus importante [pour] les gens qui restent sur le terrain», a-t-il dénoncé.

M. Ibarra Ramirez soutient qu'il est «frustrant» pour les syndiqués d'être appelés les «anges gardiens», sans que cela se reflète dans leur quotidien.

«Sur le terrain, ce qu'on voit, c'est qu'on les traite comme s'ils étaient des robots, déplore-t-il. Alors il y a très peu de considération [pour leur] travail. […] On en a assez des belles déclarations publiques. C'est le temps de passer aux actes, aux actes concrets.»

Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Outaouais-CSN, Alfonso Ibarra Ramirez

Le recours aux primes ne doit pas être la seule solution mise de l'avant par le gouvernement, estime la CSN, qui souhaite notamment que les autres conditions de travail «soient aussi intéressantes».

Le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN, Daniel Roy, a de son côté souligné que depuis «plusieurs années» le personnel du réseau n'a pas eu droit à «des augmentations qui rejoignent le coût de la vie». Des inquiétudes sont aussi bien présentes chez les travailleurs lorsqu'ils pensent à ce qui les attend dans une éventuelle deuxième vague de propagation de la COVID-19, a souligné M. Roy.