Près d’un patient sur deux accepte de troquer sa cigarette pour un produit de remplacement.

Des alternatives à la cigarette de plus en plus populaires

Les patients hospitalisés à l’Hôpital Montfort sont plus nombreux à accepter les produits de remplacement de nicotine qui leur sont offerts, depuis les changements apportés à la Loi favorisant un Ontario sans fumée, en janvier dernier.

Près d’un patient sur deux au cours des mois de mars, avril et mai dernier ont accepté les produits de remplacement de nicotine offerts par le personnel infirmier, soit 246 sur les 520 qui se sont déclarés fumeurs.

Cette hausse notée par l’établissement de soins de santé pourrait s’expliquer par une aisance grandissante des membres du personnel clinique à offrir des alternatives aux patients fumeurs, mais aussi «par le fait que les patients comprennent de plus en plus qu’ils ne pourront plus fumer à la porte de l’hôpital», explique le centre hospitalier.

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«Avec la nouvelle Loi qui est passée en janvier, ça ajoute à l’augmentation et à la priorisation de l’abandon du tabagisme. Les patients sont mieux encadrés vu qu’ils sont ciblés dès leur admission. Ça permet d’enclencher le processus dès le départ pour minimiser les sorties vu qu’avec la nouvelle Loi ils ne peuvent plus fumer sur le terrain de l’hôpital», constate Mélika Poitras, thérapeute respiratoire qui s’occupe du programme de cessation du tabagisme à Montfort.

Tous les patients admis à l’hôpital sont questionnés sur le tabagisme afin de cibler la clientèle fumeuse. Ceux qui le désirent peuvent bénéficier d’une thérapie de remplacement de nicotine. Des options gratuites sont disponibles comme un traitement à l’aide des timbres, de la gomme ou des inhalateurs de nicotine. «On peut voir depuis janvier une diminution du taux de refus. On voit une amélioration, l’abandon commence à être une priorité pour nos patients», observe Mme Poitras.

Santé publique Ottawa (SPO) confirme que tous les établissements hospitaliers sur son territoire offrent ce service.

«Pour ceux qui veulent absolument fumer dehors c’est vraiment leur décision, observe Dana Periard, officier de projet avec SPO. Je comprends que c’est difficile, mais on offre beaucoup de soutien.» Sylvie Branch