En Outaouais, on observe entre autres une proportion plus élevée (22%) de jeunes ayant reçu un diagnostic médical d’anxiété, de dépression ou de trouble de l’alimentation que la moyenne provinciale de 19,5%.

Davantage d'anxiété et de dépression chez les adolescents de l'Outaouais

Les troubles de santé mentale ou de l’alimentation et les difficultés scolaires touchent un plus grand nombre d’adolescents en Outaouais qu’ailleurs au Québec, révèle la plus récente Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire.

La deuxième édition de cette enquête menée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) dresse un portrait de divers aspects de la vie des jeunes des quatre coins de la province, grâce aux réponses de plus de 62 000 jeunes répartis dans 465 écoles secondaires publiques et privées.

Les données récoltées en 2010-2011 peuvent désormais être comparées avec les plus récentes, recueillies en 2016-2017.

À l’échelle provinciale, la plus récente enquête démontre une hausse marquée des problèmes de santé mentale chez les jeunes du secondaire. «Par exemple, la proportion d’élèves du secondaire présentant un niveau élevé de détresse psychologique est passée de 21% en 2010-2011 à 29% en 2016-2017», lit-on dans le communiqué de l’ISQ.

La proportion de jeunes affirmant vivre avec un trouble anxieux est passée de 9% à 17%, tandis que les troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité touchent maintenant 23% des élèves du secondaire, comparativement à 13% six ans plus tôt.

En Outaouais, on observe une proportion plus élevée (22%) de jeunes ayant reçu un diagnostic médical d’anxiété, de dépression ou de trouble de l’alimentation que la moyenne provinciale de 19,5%. Pour la région, cette proportion représente environ 4100 jeunes sur un total de quelque 19 000 élèves du secondaire.

Les difficultés scolaires frappent aussi plus durement dans la région. En Outaouais, 20% des jeunes sondés ont indiqué avoir doublé au moins une année, que ce soit lors de leur passage au primaire ou au secondaire, alors que la moyenne québécoise s’établit à 15%.

En matière de santé physique, les jeunes de l’Outaouais se démarquent défavorablement du reste de la province par rapport aux taux de tabagisme et d’obésité.

Au chapitre des saines habitudes de vie, les jeunes de l’Outaouais sont proportionnellement plus nombreux que la moyenne québécoise à consommer au moins cinq portion de fruits et légumes chaque jour et à prendre la quantité minimale recommandée de produits laitiers. Les élèves du secondaire de l’Outaouais sont également plus nombreux (65%) que la moyenne québécoise (60%) à avoir utilisé un condom lors de leur plus récente relation sexuelle.

Le nombre d’heures de sommeil recommandé n’est atteint que par 58,5% des jeunes de l’Outaouais, comparativement à 63% pour le reste du Québec.