La directrice des soins infirmiers du CISSSO, Marie-Ève Cloutier, ainsi que la Dre Christelle Aïcha Kom Mogto, médecin-conseil en santé publique au CISSSO.

Coronavirus: le CISSS de l'Outaouais prêt à réagir

Même si aucun cas de coronavirus n’a été détecté en Outaouais, les autorités de santé publique de la région assurent qu’elles sont prêtes à y faire face et à isoler les patients à risque d’avoir contracté cette pneumonie virale ayant déjà fait plus de 100 morts en Chine.

La Dre Christelle Aïcha Kom Mogto, médecin-conseil en santé publique au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), a précisé mardi qu’en Outaouais comme ailleurs au pays, le risque d’être infecté par le coronavirus est présentement jugé «faible».

La surveillance est tout de même de mise, a souligné la Dre Kom Mogto, et ce tant au niveau clinique qu’au niveau épidémiologique.

Sur le plan clinique, il faut d’abord évaluer si les symptômes sont compatibles. On parle de toux, de fièvre et de problèmes respiratoires. En ce qui concerne le volet épidémiologique, les autorités portent leur attention sur les personnes qui ont voyagé dans la ville chinoise ayant été identifiée comme l’épicentre de l’épidémie - Wuhan - et qui en sont revenues dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.

Les patients qui consultent pour des symptômes similaires à ceux causés par le coronavirus ne seront pas systématiquement placés en isolement, a précisé la Dre Kom Mogto, puisque plusieurs autres virus peuvent être en cause. «On veut vraiment s’atteler à poser les bonnes questions, au niveau de nos urgences, sur la notion de voyage de ces personnes», a-t-elle ajouté.

À l’heure actuelle, il n’y a aucun cas confirmé au Québec, ni même de cas probable. Alors que les masques ont déjà disparu des tablettes des pharmacies, la Dre Kom Mogto note qu’il est surtout «important de continuer à prendre les mesures de précaution habituelles», comme tousser dans son coude et se laver les mains fréquemment.

La directrice des soins infirmiers du CISSSO, Marie-Ève Cloutier, a pour sa part indiqué que les infirmières d’Info-Santé ont reçu les informations nécessaires pour bien évaluer les symptômes des patients qui composent le 8-1-1. Idem pour le personnel affecté au triage dans les urgences, qui applique depuis deux semaines des directives précises liées au coronavirus.

En secteur hospitalier, une «cellule de crise» est déjà en place afin d’être prête à réagir si le coronavirus en vient à contaminer des personnes dans la région. L’unité des soins intensifs de Hull serait entre autres mise à contribution, tout comme le département de pédiatrie de l’Hôpital de Gatineau en cas de présence du virus chez un enfant.

En cas d’inquiétude, les personnes souffrant de symptômes s’apparentant à ceux du coronavirus peuvent appeler au 8-1-1, consulter leur pharmacien ou aller voir leur médecin, a rappelé Mme Cloutier, en précisant que le virus tant redouté ne cause pas de complications chez tous ceux qui en sont infectés.