Plusieurs syndiqués ont manifesté leur colère envers la lenteur des négociations avec le CISSSO.

CISSSO: les syndiqués dénoncent la lenteur des négociations

De nombreux syndiqués du secteur de la santé en Outaouais ont manifesté leur colère à l’endroit du Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) jeudi soir en dénonçant le piétinement dans les négociations et les reculs, mentionne-t-on du côté syndical, dans les conditions de travail proposées.

Des infirmières, des inhalothérapeutes, des travailleurs sociaux et des préposés aux bénéficiaires, notamment, ont protesté à l’extérieur de l’immeuble où le conseil d’administration du CISSSO a tenu sa réunion publique régulière. Plusieurs employés se sont aussi présentés dans la salle du conseil où les représentants syndicaux, au nom de 10 000 syndiqués, ont exprimé leurs doléances devant les membres du conseil d’administration.

La négociation actuelle est de la plus haute importance, a fait savoir Andrée Poirier, représentante nationale de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), car elle établira les bases de la réorganisation du travail pour plusieurs années à venir.

« Nous voulons un contrat de travail qui tient compte de notre opinion, de notre expertise terrain, de notre détresse et surtout de notre volonté d’offrir des soins et des services de qualité à la population de l’Outaouais », a indiqué Mme Poirier devant le c.a. du CISSSO.

L’attraction et la rétention de la main-d’œuvre, la conciliation travail-famille, l’autonomie professionnelle et la stabilité des services sont au cœur des revendications, a-t-on souligné du côté des employés. Les représentants syndicaux déplorent que les contrats de travail à venir aient une durée indéfinie. Ils craignent de se faire imposer des changements dans les horaires de vacances et de fins de semaine, notamment.

Josée McMillan, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais-CSN, a indiqué que le CISSSO doit écouter les propositions des employés, « qui portent à bout de bras un réseau chaotique ».

« Ce n’est pas en demandant d’énormes reculs sur nos conditions de travail déjà bien difficiles et peu envieuses que nous arriverons à attirer et maintenir le personnel nécessaire au CISSS », a plaidé Mme McMillan.

Les syndicats veulent une entente négociée avant l’échéance légale des pourparlers du 21 octobre, craignant qu’un médiateur ait à trancher sur les éléments qui n’auront pas fait l’objet d’une entente.

Du côté patronal, le CISSSO s’est abstenu de commenter les négociations.

Cancérologie
La Dre Marie-Andrée Fortin, radio-oncologue au CISSS de Laval, a été nommée par Québec pour accompagner le service de radio-oncologie en Outaouais. Elle agira comme chef de service par intérim. Sa nomination découle du plan d’action du CISSSO pour améliorer son programme en cancérologie.

« Elle passera quelques jours par semaine ici puisqu’elle continuera de travailler à Laval. Elle pourra se dégager afin d’avoir un regard neuf sur comment on fait les choses ici, a expliqué le président-directeur général du CISSSO, Jean Hébert.

«Elle regardera ce qui se fait ailleurs et comment on peut améliorer nos pratiques et améliorer aussi le climat de travail qui avait été identifié comme une problématique importante depuis plusieurs années», a ajouté M. Hébert.

Des problèmes informatiques majeurs au cours des dernières années ont miné le fonctionnement des services en radio-oncologie en Outaouais.

Ces ennuis technologiques avaient des impacts majeurs sur l’accès aux services, les délais de traitements et l’intégralité des informations cliniques au dossier du patient.

En outre, des situations conflictuelles ont entraîné des problèmes de collaboration interprofessionnelle au service de radio-oncologie de l’Hôpital de Gatineau, selon un rapport accablant du ministère de la Santé et de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.