De ville en ville, le VR de la Virée Rose accueille les femmes et leur enseigne toutes sortes d'informations sur la façon de détecter la maladie. Tout peint de rose, le véhicule passe difficilement inaperçu.

Cancer du sein: la Virée Rose s'arrête à Gatineau

Pendant 20 semaines, le Québec verra la vie en rose grâce à la Fondation du cancer du sein du Québec. Dimanche, c'était au tour de Gatineau.
La Virée Rose a stationné son véhicule récréatif (VR) une bonne partie de la journée aux Promenades Gatineau afin de donner de l'information sur le cancer du sein aux femmes gatinoises.
« On sait qu'une femme qui observe son corps, examine ses seins, peut beaucoup plus facilement remarquer les changements récents et persistants et consulter son médecin plus tôt », explique la vice-présidente de la fondation du cancer du sein du Québec, Danièle Drolet. « La raison de la Virée Rose, c'est qu'on sait qu'environ 80 % des femmes ne le font pas. »
De ville en ville, le VR de la Virée Rose accueille les femmes et leur enseigne toutes sortes d'informations sur la façon de détecter la maladie. Tout peint de rose, le véhicule passe difficilement inaperçu.
« C'est une expérience enrichissante que les femmes vont vivre, très amusante aussi, poursuit la vice-présidente de la fondation. À l'intérieur, des ambassadrices sont formées pour répondre aux questions des femmes et écouter leurs inquiétudes. »
Mme Drolet estime que l'initiative a déjà offert des résultats positifs. Elle affirme avoir vu des femmes réaliser, à bord du VR, qu'elles présentent certains symptômes moins connus de la maladie, comme la déformation du sein, le changement de coloration ou l'épaississement de la peau et la déviation du mamelon.
Comme les femmes traitées plus rapidement augmentent leurs chances de survie, Danièle Drolet soutient que des activités de sensibilisation comme la Virée Rose contribuent à sauver des vies.
Elle souligne que depuis 1986, les chances de survie cinq ans après un diagnostic demeurent autour de 88 %. « Tant que des femmes vont recevoir des diagnostics et vont en mourir, on va continuer d'être actifs. C'est très bon 88 %, mais il y a encore 12 % de femmes qui en meurent. »