Le CISSSO a annoncé jeudi après-midi qu’un médecin spécialiste pratiquant normalement en zone urbaine se rendra à Maniwaki, où un trou apparaissait dans l’horaire en anesthésiologie de vendredi après-midi à mardi matin.

Bris de service évité à l'Hôpital de Maniwaki

Un anesthésiologiste du secteur urbain assurera la garde à l’Hôpital de Maniwaki pendant la longue fin de semaine de la fête du Travail, évitant ainsi un bris de service en chirurgie dans la Vallée-de-la-Gatineau.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a annoncé jeudi après-midi qu’un médecin spécialiste pratiquant normalement en zone urbaine sera en mesure de se rendre à Maniwaki, où un trou apparaissait dans l’horaire en anesthésiologie de vendredi après-midi à mardi matin.

Le CISSSO n’est toutefois pas au bout de ses peines, car d’autres périodes vacantes se retrouvent à l’horaire des prochains mois. Le seul anesthésiologiste toujours en poste à Maniwaki et un de ses collègues de l’Abitibi-Témiscamingue effectuant plusieurs remplacements seront en effet absents pour 11 jours et demi à compter du 10 septembre, puis pour une semaine à partir du 5 octobre.

Des démarches sont donc en cours avec les membres du département régional d’anesthésiologie, avec l’Association des anesthésiologistes du Québec et le ministère de la Santé afin de trouver un ou des spécialistes pouvant assurer la garde pendant les périodes visées.

« Nous travaillons sans relâche à résoudre le problème à court terme, mais aussi à long terme, a déclaré par voie de communiqué le directeur des services professionnels du CISSSO, le Dr Daniel Tardif. Nous avons de bonnes chances d’y arriver, car nos médecins s’impliquent directement et tous collaborent activement. »

La semaine dernière, les maires de la Municipalité régionale de comté (MRC) de la Vallée-de-la-Gatineau avaient effectué une sortie publique pour faire connaître leurs craintes de voir des bris de service survenir au bloc opératoire de l’Hôpital de Maniwaki. Sans médecin spécialiste pour assurer l’anesthésie des patients devant subir une chirurgie, le bloc opératoire ne peut en effet tout simplement pas rouler.

« Ça veut dire pas d’urgences, pas d’ambulances, avait souligné la préfète de la MRC, Chantal Lamarche. Ça devient une grosse clinique. [...] Ça veut dire que si quelqu’un a un accident à Blue  Sea, l’ambulance va s’en aller à Mont-Laurier ou à Gatineau. »

L’Hôpital de Maniwaki doit normalement compter sur les services de deux anesthésiologistes. Un poste est toutefois vacant depuis la mi-août. L’anesthésiologiste qui est toujours en poste est pour sa part sur le point de prendre sa retraite et souhaite ralentir le rythme.