Le député libéral de Pontiac, André Fortin, prétend que «si réellement le gouvernement voulait régler cet enjeu-là, il a tous les moyens pour le faire».

Bris de service à Maniwaki: Fortin accuse la CAQ de ne pas agir

Le gouvernement caquiste a «tous les moyens» pour éviter des bris de service en chirurgie à l'Hôpital de Maniwaki mais refuse de les mettre en place, déplore le député de Pontiac et porte-parole libéral en matière de Santé, André Fortin.

Le troisième bris de service en chirurgie générale à survenir à Maniwaki depuis la mi-novembre est «la grosse goutte qui a fait déborder le vase», estime André Fortin. Ce dernier estime que le transfert des cas de traumatologie vers Mont-Laurier ou Gatineau en l'absence d'un chirurgien de garde à Maniwaki est «loin d'être rassurant pour une communauté».

Le critique libéral en matière de Santé croit toutefois que la solution passe par la signature d'une entente avec les chirurgiens pour assurer que les opérations puissent se faire même si un hôpital se retrouve avec une pénurie, tant en Outaouais qu'ailleurs au Québec.

«Si réellement le gouvernement voulait régler cet enjeu-là, il a tous les moyens pour le faire, affirme André Fortin. L'entente signée avec tous les médecins spécialistes prévoyait un volet accessibilité avec des ententes assurant une couverture. Il y a eu une entente avec les anesthésiologistes signée au mois de mai dans laquelle les médecins promettaient d'assurer une couverture dans les hôpitaux ruraux. […] Le deuxième groupe pour lequel une entente devait être signée, c'est les chirurgiens. Ça devait être signé à l'automne, mais la CAQ a fait le choix de geler l'entente.»

Le député de Pontiac estime que la nomination d'un accompagnateur pour le CISSSO n'est pas une mauvaise décision, mais croit que le nouveau gouvernement pourrait en faire plus. «D'avoir un regard externe sur n'importe quelle organisation, ce n'est jamais mauvais, mais en même temps, c'est loin d'être ça qui va régler le problème, dit-il. Si réellement on veut régler les problèmes d'accès dans les régions rurales, la ministre a en mains tous les moyens pour le faire.»

M. Fortin affirme par ailleurs faire encore confiance à Jean Hébert pour diriger le CISSSO, même si les élus de la Municipalité régionale de comté de la Vallée-de-la-Gatineau réclament sa tête. Il a entre autres souligné que M. Hébert a «pris en considération» les doléances de la communauté du Pontiac au cours des dernières années, entre autres dans le dossier des tarifs de stationnement.